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 Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]

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Glandeur emplumé

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MessageSujet: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Ven 15 Sep - 22:06

J'ai écrit ton nom sur le sable, mais la Mer l'a effacé,
sur une pierre, mais la mer l'a emporté,
sur mon coeur et là, pour toujours il y est gravé.

Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien.

Les jours passent et ne se ressemblent pas vraiment. En vérité, oui, ils se ressemblent totalement, c'est juste la perseption. L'oiseau perché sur l'épaule de sa Capitaine n'avait plus rien dit, masi tout son esprit allait entre le ciel au dessus d'eau, le cou de la rouquine qu'il ne voulait quitter et la mer sur laquelle ils navigaient tous. Tantot agitée, tantôt d'huile, les jours n'étaient pas les mêmes entre pluie et beau temps. Et finalement, ils arrivèrent à destination. Tout du moins, ils touchèrent terre sur Aideen.

Depuis plusieurs jours, l'oiseau peut voler à nouveau. Il s'élance vers la vigie et s'y pose, regardant l'horizon, espérant un jour pouvoir l'atteindre. Quelque fois, il doit avouer qu'il rêve de quitter le bateau, ne plus à avoir à subir le regard de Shabaji. Il ne sait pas ce qu'elle ressent. Quelques fois, il a même peur de la regarder. Il ne veut pas sentir sa déception, sa pitié ou même sa colère. Mais sa loyauté pour la renarde le fait se tenir là, incapable de prendre son envol. Il ne veut pas la quitter. Même si le corbeau ne possède ou ne ressent pas autant qu'un humain, il aime sa Capitaine. C'est plus fort que lui. Toutes les nuits, il est sur le coussin, prêt de la rouquine, tous les soirs, ils échangent une gorgée de rhum et quelques gateaux.

La blessure, a été pansée minutieusement, par Shabaji et l'oiseau a nettoyé ses plumes. Elle a rapidement diminué, et disparu! Les jours ont passé et ils ont débarqué sur Aideen. Les matelots ont troqué le magot de leurs vols contre des victuailles, des armes et des munitions. Ils ont acheté des nouveaux vêtements. Mais le principal, c'est le renflouage du navire qui compte. Les planches pourries, il faut les réparer, les voiles, il faut les réparer. Plusieurs jours sont nécessaires. Le corbeau ne veut pas quitter Shabaji, mais pourtant, il reçoit une pièce d'or pour sa participation. Ca lui suffit et il décide de l'utiliser, comme plusieurs de ses autres pièces. Avec la petite sacoche qui contient ses pièces, il s'envole du Blueberry. C'est l'une de ses premières fois loin de sa rouquine depuis qu'il a atterrit sur le bateau pirate. Il vole jusque dans une ruelle discrète où il reprend sa forme humaine.

J'ai encore un peu mal au bras depuis ma blessure alors je le masse, les traits tirés, un petit peu avant de passer dans la rue principale du port. Dans ma main, les quelques pièces de monnaies. J'hésite et finalement, je prends sur moi pour entrer dans une échoppe. Je n'ose pas vraiment regarder le vendeur droit dans les yeux. Je parviens au bout d'un moment à arriver à mes fins. J'achète ce que je veux et c'est, paquet sous le bras, que je ressors de la boutique. Je ne fais pas une dizaine de pas que je bouscule sans le vouloir une dame. Forcément, je ne regarde pas vraiment devant moi, je regarde par terre, je veux retourner rapidement sur le bateau et ne plus en redescendre. Mais j'ai pas le choix, le paquet est bien trop lourd pour le petit oiseau que je puis être. Je me retourne vers elle, incline un peu la tête et fais quelques pas, en reculant pour m'éloigner tout en restant poli. Sauf que je bute dans quelqu'un d'autre et manque de lacher le paquet. Je me retourne précipitamment et je me rends compte qu'il s'agit de Shabaji.

- Je... retournais au Blueberry. Je n'ai pas repris ma forme humaine depuis... l'incident. Tu... m'accordes... 5 minutes?




       
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MessageSujet: Re: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Sam 16 Sep - 22:17

Il faut de tout pour faire un monde.

Il me faut toi pour faire le mien.




Plusieurs jours en mer passent, durant lesquels je fais énormément de calculs pour estimer la valeur totale de notre trésor. Je passe donc la majorité du temps en calle avec Zot sur mon épaule qui a une aile bandée et deux assistants de confiance. Là, les vases. Là, les ingrédients alchimiques. Et ici les pièces anciennes. Chaque objet à une valeur, et je me dois de connaitre le marché actuel pour ne pas me faire arnaquer à la vente, voir même arnaquer mon acheteur. Pour le reste, ce sont des pièces communes. Puis le reste du trajet, c’est principalement au bureau, afin de préparer le partage de gains après vente : 10% pour la capitaine, 5% pour le second, La pièce de participation pour mon ami… on décompte à cela la dépense minimale à faire pour le navire… Puis le reste est donné à l’équipage.

Aujourd’hui, nous sommes à terre. Pour ne pas être arrêté, on montre la patte blanche du marchant : le drapeau a été rangé à peine la terre en vue, et toute marque de piraterie est caché par des bandages ou rangé dans les zones à double planché ou double mur. Je troque ma tenue pirate pour mon costume de capitaine de navire marchant et l’illusion se fait sans aucun problème. C’est une petite ville, certes, mais les seules choses qui importes sont : la présence d’un chantier navale, d’un marché, de magasins de tous genres et bien sûre une quantité de gens assez crédules pour croire qu’avec nos trognes on est de gentils petits marchants. Je m’en frotte les mains. Je vois mon ami à plume s’envoler avec son sac d’économie…  Il a vraiment été un idiot ce jour-ci, où il a manqué la noyade… M’enfin, il est guérit et en forme, c’est tout ce qui compte. Nous avons vite repris nos habitudes, et ça me fait plaisir. Cependant… parfois… je repense à ce qu’il a dit avant de faire sa connerie. Ça ressemblait vraiment à une déclaration. Et du coup je ne cesse de m’interroger moi-même sur ce fait. Il est amoureux de moi ? Suis-je amoureuse de lui ? Toutes ses années avec lui… à se sauver la vie mutuellement… C’est assez perturbant. Pour moi je n’allais tout simplement pas rencontrer d’amour. Je pensais mener une vie trépidante sans jamais avoir à me soucier de tomber amoureuse… mais voilà que je doute.

Je confie les deux navires au chantier naval, suite à la vente de la majorité de notre trésor en échange de pièces sonnantes et trébuchantes. Je graisse même un peu la patte des hommes de mains pour qu’ils ne posent pas de questions et bossent bien comme il faut. Et ça réussit ! Mes hommes et les leurs travaillent comme de fous pour remettre comme neuf mes deux bébés.

Une fois cette affaire réglée, je vais en ville, les laissant bosser en paix. Je me paye une paire de bottes neuves, les miennes étant presque complètement usées, ainsi qu’une nouvelle gourde plus solide que celle que j’ai actuellement. Je m’arrête devant un forgeron et me demande si je ne vais pas aller faire affuter mon sabre ici… Ma mauvaise idée a été de rester planté dans la petite avenue car on me percute. Je sursaute et tourne le regard. Je reconnaitrai cette bouille entre mille.

- Zot ?

Je suis très surprise qu’il soit en humain… jusqu’à ce que je vois qu’il tiens un paquet. Je souris, un peu fière de lui : il a décidé de porter lui-même ses affaires plutôt que demander à ce qu’on l’accompagne pour prendre ce qui est trop lourd pour lui en tant que corbeau. C’est une jolie avancé pour mon feignant petit oiseau noir. Je me demande bien ce que contient ce paquet d’ailleurs…

- alors, tu fais un peu de shopping ?

Je l’aide à se stabiliser et lui chiffonne les cheveux.

- Tu as le temps que tu veux voyons, moi je vais aller affuter ma lame. Tu viens ave moi ou tu veux encore rester un peu seul ?

Peu importe sa réponse, je viens voir le forgeron, et lui confie ma lame. Je le préviens avec beaucoup de sérieux que je tiens énormément à mon arme, et qu’il devra reproduire les gravures à la base de la lame, car à force des combats elles se détériorent, mais aussi de la solidifier et l’affuter au possible. Il acquiesce en sachant qu’il me fera payer gros lot. Les yeux de mon ami corbeau sont vraiment beau… dommage qu’il ne se mette pas plus souvent en humain… Mes oreilles s’abaissent doucement sur le côté à cette pensée, à cause de ma petite gêne. Allons bon je vais arrêter de penser à ça moi ? Je soupire par le museau vivement et me ressaisis. Une fois la lame prête, je la reprends et rentre au bateau.



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Glandeur emplumé

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MessageSujet: Re: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Mar 19 Sep - 11:27

J'ai écrit ton nom sur le sable, mais la Mer l'a effacé,
sur une pierre, mais la mer l'a emporté,
sur mon coeur et là, pour toujours il y est gravé.

Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien.

Il est vrai que d'ordinaire, je voyage continuellement sur l'épaule de Shabaji, voire quelques fois sur l'épaule du Second, quand ça concerne des affaires... d'hommes. Mais il est bien rare que je fasse mes emplettes tout seul, comme un grand, encore moins de paraitre en être humain normalement constitué. Mais là, il a fallu que j'explique exactement ce que je voulais au marchand et puis une fois l'achat effectué, le paquet était bien trop lourd pour qu'un corbeau puisse le porter. Il avait fallu donc que je reprenne mon apparence humaine. Je suis tellement mal à l'aise sous cette forme que je ne regarde pas vraiment où je marche et je butte dans une première dame, puis dans une deuxième. Fort heureusement (ou pas d'ailleurs) la deuxième s'agit de ma Capitaine. Je me sens "mieux" parce que c'est Shabaji et que je sais qu'elle ne m'en voudra pas vraiment, mais d'un autre côté, je ne me sens pas bien du tout parce que c'est la première fois depuis l'incident, en effet, qu'on se recroise et que l'incident en question est encore bien gravé dans ma mémoire. J'ai vraiment pas envie d'en reparler, encore moins de m'en souvenir, mais à peine posè-je les yeux sur elle que déjà je revois la scène au ralenti. Ma main sur sa joue et ma bouche qui dit des... âneries. Et voilà que ça recommence. Non, je ne retourne pas au navire, en fait, maintenant que j'ai acheté ce que je voulais, je ne sais pas trop quoi en faire... Et puis le "tu m'accordes 5 minutes"... tu parles... je ne sais pas quoi lui dire! C'est fou ça! Après tant d'années à partager absolument tout avec elle, voilà que je me défile comme un moins que rien.

En tout cas la rouquine accepte, mais elle entre tout de même dans la boutique, un forgeron pour faire réparer sa lame. Son sabre sert pratiquement tous les jours et c'est vrai qu'il a besoin d'être affuté. Je la suis, sans un mot, je suis patient. Et puis, ça va me permettre de réfléchir à ce que je dois lui dire et surtout sur le comment lui dire. Je resserre ma prise sur le paquet, comme si j'avais peur qu'il ne s'enfuit de lui-même ou que parce que je ne le tiens pas serré contre moi elle va voir ce qu'il y a à l'intérieur. La chose est enveloppée dans un papier marron et attaché avec une cordelette de chanvre. Le paquet ressemble à une boite en tout cas, d'une trentaine de centimètres de long, pour une vingtaine de large sur une dizaine de hauteur. Chez le forgeron, j'attends regardant les sabres et les serpes. On a beau être en ville, il travaille également les outils agricoles. Je n'ai pas de sabre, mais peut-être que je devrais affuter mon couteau aussi. Ah non, c'est vrai, je n'ai pas d'argent. J'ai utilisé mes dernières pièces. J'ai faim. Il faut vite que je retourne au Blueberry pour cacher mon paquet et aller voler quelques fruits pour me sustenter. D'ailleurs, mon ventre gargouille. J'ai vraiment très faim. C'est vrai que si en tant que corbeau je me contente de quelques miettes de biscuits, en tant qu'homme, cela ne me suffit pas et mon dernier repas date de la veille... et c'était des gateaux. Mais c'est pas vraiment la question du moment. Il faut que je réfléchisse à...

Mais il est déjà trop tard, car l'artisan a terminé et on prend la direction du bateau, retournant dans la rue passagère. Je me sens tellement mal ici, il y a beaucoup trop de monde. Qu'est-ce que je fais? Je l'attire dans une rue parallèle ou bien j'attends d'être seul avec elle dans sa cabine? Non, pas le bateau. J'attrape sa main et l'entraine dans une rue qui échappe à l'agitation de la ville. Toujours sans un mot, toujours le paquet bien serré contre moi, toujours avec sa patte dans la mienne. Je marche rapidement, mes instincts animaux guidant mes pas jusqu'à un bout du port, où la mer s'est retirée et où il ne reste plus que des vieilles carcasses de bateaux inutilisables. Je m'assoie sur le bord du quai, les jambes pendantes. On voit le Blueberry et le Sunshine à une centaine de mètres, il y a d'autres bateaux aussi, mais il y a moins de mouvements. Je garde le paquet sur mes genoux et je le serre contre moi, comme s'il s'agissait d'un objet précieux auquel on tient désespérément.

- Pour... ce qu'il s'est passé. Je suis désolé, je ne voulais pas que... je ne voulais pas te faire prendre autant de risques. C'est... c'est ma faute. Je m'en veux beaucoup. A cause de moi, tu aurais pu tomber à la mer et... Je ne veux même pas y penser. Ca serait tellement plus simple si je pouvais partir, fuir le bateau et ainsi, Shabaji ne prendrait plus autant de risque. Mais je n'ai pas envie de partir, je... oh bon sang, c'est quoi ce chambardement contre ma cage thoracique? Ca tambourine et je ne sais pas quoi faire pour calmer tout ça. J'ai chaud. Pourtant, c'est un petit vent frais qui joue dans le port... Je lève ma tête vers le ciel, regardant le dome bleu azur. Je ne t'ai jamais remercié... pour tout ce que tu as fait pour moi.




       
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MessageSujet: Re: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Mar 19 Sep - 23:07

Il faut de tout pour faire un monde.

Il me faut toi pour faire le mien.




Il a semblé extrêmement tendu … enfin oui il l’est toujours dans la foule, et ça même sous forme d’oiseau. Je range ma lame dans son fourreau et nous partons. Il reste proche de moi et j’avance d’un pas assez vif pour sortir de cette zone rapidement, avant d’éviter les crises de nerfs de mon ami à plume. Mon regard, de temps à autre, se porte sur lui. Plus précisément sur le paquet qu’il tient. On dirait un coffret assez large qui pourrait facilement contenir pas mal de petites choses. Je souris en imaginant Zot qui vole ses paquets de gâteaux pour les cacher dans cette grosse boite, comme un pirate rangerait ses pièces dans un coffre secret. En parlant de gâteau, monsieur à plume a l’estomac qui cri famine, je l’entends jusqu’ici ! J’allais le taquiner sur ça mais pas le temps. Je me sens attirer par une main, celle de mon ami.

Première réaction : la surprise. Me prendre la main et m’emmener dans une ruelle c’est pas super discret avec ce monde. Seconde réaction : la curiosité. Il m’emmène où comme ça ? Pourquoi ici ? Est-ce un raccourci ? Comment il a pu, on ne connait qu’à peine la ville ! A oui mais il vole, il a du repérer depuis le ciel. Troisième réaction : la gêne. Il me tient la main, et fermement en plus. Sans peur, sans trembler. Bon il est rouge au niveau des joues, mais il ne relache pas la pression. C’est… bizarre mais… j’aime bien. Et enfin dernière réaction : le parler.

- Zot, tu m’emmènes où comme ça ? Le navire je crois qu’il est plutôt par là.

Il ne dit rien et je me laisse porter. Pourquoi ? Parce qu’il a ma confiance tient ! Une fois sur place je remarque qu’il y a un cimetière de navire à quelques mètres. C’est triste et joli comme cadre. Je m’assois à côté de lui mais me tourne pour être face à lui, un genoux replié et caller sur le sol, l’autre qui pendouille vers le sol qui n’a plus d’eau car nous sommes en marée basse, et un bras me soutenant derrière. Je le regarde, interrogative. Il tient ce paquet marron comme s’il contenait une chose très précieuse… rhaaa j’ai tellement envie de savoir ! Un objet rare qui sait ? Mais depuis quand Zot s’y intéresse t il dans ce cas. Il me sort de mes suppositions avec sa voix grave et rauque qui le caractérise tant.

- Pour... ce qu'il s'est passé. Je suis désolé, je ne voulais pas que... je ne voulais pas te faire prendre autant de risques. C'est... c'est ma faute. Je m'en veux beaucoup. A cause de moi, tu aurais pu tomber à la mer et...

Il se coupe dans sa phrase. J’ai de la peine pour mon pauvre ami. Il continue de s’en vouloir. Oui il a commis une grave faute, oui il a été idiot, mais je l’ai pardonné. Le médecin l’a sermonné comme pas permis et là, malgré les nombreux jours écoulés, il continue de se torturer l’esprit avec ça. Je souris tristement et pose ma main sur son épaule.

- le passé est fini. J’ai eu peur, tu as eu peur, mais nous sommes tout les deux là et valide.

J’entends un bruit sourd entre la brise marine légère et le fond sonore de quelques gens plus loin sur le quai, là où il y a un peu plus de vie. Nous sommes sacrément isolé ici, ce qui est pour sûre un cadre plus agréable pour parler des choses privés. Pourquoi n’a-t-il pas voulu retourner au navire ? Il était vraiment pressé de me dire ça. Il perd son regard vers l’océan et son air si grave, si tendu… Je m’égare… il y a ce bruit sourd. Régulier. Assez rapide cependant. Je tilt. Son cœur ?

- Je ne t'ai jamais remercié... pour tout ce que tu as fait pour moi.


Je papillonne un peu des yeux. Me remercier ? Je regarde le paquet qu’il tient si précieusement… ça serait pour… moi ? Non… si ? Je souris malgré moi. Si c’est le cas, ça serait vraiment mignon de sa part. Quand j’y pense… nous avons toujours TOUT partagé, jamais n’est vraiment venu à l’esprit de l’autre d’offrir des cadeaux jusqu’ici, vu que de toute façon c’est un peu comme si nous nous faisions sans cesses des petites faveurs ou des cadeaux. Mais justement, sachant cela ça serait étrange d’aller m’offrir quelque chose, surtout que ses mots me touchent déjà… QUOI ? J’suis une pirate, okay ! Mais pas une insensible ! J’ai le cœur de pierre qu’avec les trous du cul, pas avec ma Famille. Qui est composé de tout mon équipage ! Les traitres soonnt des trous du cul.

- ho, mon petit Zötli… Tu m’as offert tout autant, crois moi.

Je me rapproche de lui et entour ses épaules de mon bras. Merde… j’entends encore son cœur qui… Je repense à ses mots si profond en plus de ça et un seond bruit résonne dans mes oreilles à l’ouïe sensible. Mon cœur bat aussi vite que le sien. Je retire mon bras sans faire de gestes brusques. Qu’est-ce qui me prend quoi ! Je me laisse trop facilement envelopper dans ce truc qui m’entoure. Ce sentiment si … RHA ! indescriptible ! C’est ce qui est chiant !

- Tu... m'as aidé dans tout les moment de ma vie depuis qu'on se connait. Tu m'as même sauvé la vie de nombreuses fois, et la dernière fois tu as faillit y passer.

Je lui caresse ses cheveux, qui sont parcourus par quelques plumes sauvages. J'adore faire ça, ils sont si doux, si lisse. ça me déstresse de jouer avec eux, et j'ai remarqué qu'en général, lui aussi s'adoucissait à ce genre de contacte de ma part quand il est sous forme humaine... mais aussi quand je lui papouille la tête sous forme de corbeau. Une vraie boule d'amour cet oiseau.

- et ce collis... c'est donc pour moi...? Ou je me trompe totalement?

Je suis très curieuse, mais bon il le sait. c'est comme ça que je trouve toujours de bons coins à trésor après tout!


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MessageSujet: Re: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Mer 27 Sep - 11:53

J'ai écrit ton nom sur le sable, mais la Mer l'a effacé,
sur une pierre, mais la mer l'a emporté,
sur mon coeur et là, pour toujours il y est gravé.

Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien.

Je serre le paquet contre moi, comme s'il était une bouée de sauvetage. C'est si précieux à mes yeux. Mais maintenant que j'ai trouvé Shabaji... trop tot je le crains, je n'arrive pas à le lui donner. D'ailleurs, c'est ce qu'elle demande. Je ne sais pas comment elle a fait pour arriver à cette conclusion. Oui, c'est pour elle, mais pourtant je ne lui ai rien dit, rien montré... Peut-être m'a-t-elle vu l'acheter chez le marchand... Non, sinon, elle saurait ce qu'il y a dans la boite. Mon emprise sur le coffret se fait plus forte encore, c'était débile pourquoi j'ai eu ce... cette... envie de... de lui faire plaisir? Sa main sur mon épaule, dans mes cheveux, j'en ferme les yeux, c'est si... appaisant. J'aime tellement. J'en soupire d'aise, ça m'aide à savoir ce que je veux faire. Ce paquet et ce qu'il contient, ça n'a jamais été pour moi. J'ai besoin de rien, je ne suis qu'un oiseau et je me contente de peu. Je n'ai pas ou peu de possession. Le peu que j'ai, ce sont quelques pièces d'or, gagnées tout au long de ma courte vie et rapidement dépensées là, dans cette boite... Tout "mon" trésor, je... je m'en fiche. Je préfère faire plaisir à Shabaji.

Je nie du chef doucement, sans un mot, non, elle ne se trompe pas. C'est bien pour elle. Mais maintenant qu'il faut le lui tendre, je me rends compte que c'est un geste totalement débile. J'aurai pas dû. C'est une folie totalement inutile. Je voudrais le ramener, le rendre, me faire rembourser... quoi que je suis certain qu'il ne voudra jamais, vu que j'ai personnalisé le... la... enfin, le paquet quoi, mais en même temps... je sais qu'elle en aura besoin. Surtout si je ne suis plus là. Je ne dis pas qu'un jour je partirais, non, mais le coup de pistolet dans les côtes, ça m'a fait réfléchir. Un jour, je risque de ne plus pouvoir la protéger et ce jour là, je m'en voudrais pour le restant de mes jours, alors, voilà, je préfère prendre les devants, être là à jamais auprès d'elle et... et je crois que le coffret et surtout ce qu'il contient pourra tenir ce role, même si je ne suis pas certain... C'était une idée débile, il faut le reconnaitre... Non, je ne peux décemment pas lui offrir ça, c'est... c'est mal vu. Je resserre encore le paquet contre moi, j'en froisse le papier marron qui l'entoure, mais il ne se déchire pas. Je soupire.

- Oui... Oui, c'est pour toi, mais... mais je ne sais pas si...

Je ne dis plus rien. C'est bête de penser qu'elle acceptera, après tout, elle est ma Capitaine et je... Peut-être que... Je soupire. Je me rends à l'évidence, c'est raté et puis c'est trop tard. Je lui ai dit que c'était pour elle, elle va vouloir le voir alors tant qu'à faire autant lui donner. Je desserre mon emprise autour du paquet, mais je ne lui tends pas tout de suite. Je me contente de regarder le colis. Je sais ce qu'il y a dedans. Ca m'a couté tout ce que j'avais pu accumulé depuis le début de notre aventure ensemble, jusqu'à la dernière piécette qui se trouvait au fond de ma petite bourse. Mais... mais tant pis, ça en vallait la peine. Enfin... Je crois. J'ouvre la bouche, toujours fixant le paquet.

- C'est... c'est pour si jamais je ne pourrais plus te protéger... Je... Je serais toujours avec toi grâce à... ça.

Et finalement je lui tends la chose. Le paquet est ficelé de chanvre, une fois qu'on retire la cordelette et le papier marron, on peut voir une boite en palissandre, un bois très rare dans le coin. C'est une boite toute simple, j'aurai bien voulu la faire graver, mais je n'avais plus assez d'argent. Avant qu'elle ne puisse ouvrir la boite, je pose ma main dessus, l'empéchant de soulever le couvercle.

- C'est... J-je... Je tiens à toi, Shabaji. Plus que... tout au monde... Je... ne sais pas comment l'exprimer autrement.

Je retire ma main et la laisse ouvrir la boite. A l'intérieur, deux magnifiques pistolets ciselés d'or, le manche en ivoire, lui aussi gravé d'or, le bout de la poignée représentant un corbeau bienveillant et le percuteur un corbeau prêt à en découdre. C'étaient les derniers modèles en date, plus rapides à recharger, plus précis, moins lourds, moins encombrants, plus fiables.




       
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MessageSujet: Re: Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]   Mar 3 Oct - 20:07

Il faut de tout pour faire un monde.

Il me faut toi pour faire le mien.




Il semble tenir à ce paquet, et lorsque je lui demande s'il est pour moi ses yeux vont chercher partout avant de finalement opiner du chef. Pas comme quand on est pressé d'offrir, mais plutôt comme un enfant timide qui cherche à offrir un petit quelque chose à sa mère ou son amoureuse d'enfance. Je ne bouge pas, j'attends simplement qu'il me l'offre de ses mains. Il n'est qu'un oiseau, comme tout oiseau il est craintif mais très protecteur de son nid et de ses possessions... Il introduit son offre avec quelques mots qui me touchent, tant en positif qu'en négatif. Un quelque chose pour si jamais il n'est plus là? Donc il prévoit déjà sa mort avant la mienne? Il faut dire, avec les événements encore récents et con caractère vis à vis de moi, cela ne devrait pas m'étonner. Je pose ma main sur son épaule et le regarde avec un air doux que je ne m'autorise qu'avec lui et lui seul, afin de le rassurer et de l'inciter à aller au bout de sa décision. S'il veut l'offrir qu'il le fasse. Il a acheter l'objet, il a même prit la peine de l'emballer dans du papier solide et épais... Et tout ce qui vient de lui ne peut être que utile, beau ou,et irremplaçable. Lui même l'est. Beau, irremplaçable, et utile dans sa manière de me calmer, me soutenir, me conseiller.

Il me confie le paquet, qui est assez lourd en passant, que je prends en douceur et pose sur mes genoux, alors que mon cœur bat un peu plus fort et que mes oreilles se sont penchées sur les côtés, signe que je suis embarrassée d'avoir de telles pensées à son sujet et flattée qu'il songe à moi même dans sa potentielle future mort avant moi. Je tire sur la cordelette sous son regard empli d'angoisse, ses joues si pâle d'habitude ont maintenant une teinte rosée. Les bords du papier brun tombent, révélant une belle boîte ... que dis-je, une splendide boite! Je tâte le bois en prenant mon temps pour admirer les finesses de la sculpture et du polissage. Certes, il n'y a pas de gravures spécifiques, mais les finissions attirent l'attention, et sont gage de qualité. Avec toutes mes aventures, j'ai finis par avoir l’œil avec les objets de qualités. Je trouve le bon côté d'ouverture mais une main arrête mon geste. Je lève mes prunelles verte pour le regarder dans ses yeux de ténèbre.

- C'est... J-je... Je tiens à toi, Shabaji. Plus que... tout au monde... Je... ne sais pas comment l'exprimer autrement.

Un petit bruit m'échappe alors que mon cœur bat à rompre. Encore une fois ses mots sont formés telle une déclaration. S'en rends-t-il compte, voir en est-ce une? Peut-être dans sa tête ceci n'est qu'une simple phrase d'amitié profonde et sincère comme cela a toujours été entre nous deux... sauf que même avant jamais il n'agissait autant comme... ça. Gentil et câlin, mais pas aussi tendre. Hésitant et bégayant, mais pas en rougissant sous mon regard. Je reste sans voix, moi qui peut avoir la langue si pendue parfois. Je souris cependant et rabaisse les yeux vers la boite à laquelle il me redonne accès. J'ouvre le coffret. Ce qui se dévoile devant moi me fait écarquiller les yeux et une de mes mains se place devant ma gueule. Deux pistolets. Et pas n'importe lesquels. J'en prends un dans mes mains comme on tiendrait un bébé et le détail sous toutes les coutures avec admiration. Est-il devenu fou? Ce genre d'arme ne se trouve pas partout! Et ce n'est pas n'importe qui, qui accepte de faire personnaliser une telle œuvre d'art de la tuerie! Je ne peux que pouffer de rire en remarquant les deux petits corbeaux à la crosse et au détonateur. Forcément. Je joue un peu avec en le faisant tournoyer entre mes doigts agiles ou en visant vers le large pour en imaginer la porter et la précision que ce bijoux pourrait avoir entre mes mains.

- Z-zötli...

Je rabaisse l'arme et la pose dans le coffret en compagnie de sa jumelle. Je me rends bien compte de la valeur de ces objets, et aussi que Zot n'a jamais voulu beaucoup de pièce, faut dire qu'il les utilisait surtout pour acheter des gâteaux aux divers parfums. Je tourne la tête vers lui, après avoir soigneusement poser le coffret à côté de nous.

- ... depuis quand tu es passé des gâteaux aux armes à feu?

Je ris un peu, voulant détendre l'atmosphère par cette petite taquinerie, puis quitte cette voie pour me rapprocher de lui, et le prendre dans mes bras.

- ma petite boule de plume, t'es fou de me faire un cadeau pareil. Je ne sais pas quoi dire! ça a du te couter toute ta fortune! J'en prendrai soin, aussi précieusement que mes yeux! ... Merci beaucoup, tu es le meilleur, mon ptit corbeau!

Je ris et avale une gorgée de salive. Je suis au plus près de lui, et mes babines sont proches de ses lèvres. Je me décide alors à avoir le cœur net sur le fond de ses mots beaucoup trop tendre pour ne pas être des mots d'amour. D'abord les mots, puis le passage à l'acte. Je m'éclaircis la gorge.

- zot... J'ai une question important à ... à te poser.

Je me recule un peu et cherche dans mon courage pour garder mes yeux dans les siens. Par les mers et les océans, pourquoi ça semble si compliqué de poser une simple question? Comment ce simple acte me demande de puiser dans mes ressources, alors que je suis une pirate sans remord ni pitié pour ses ennemis?! Je me sens ridicule! Raison de plus pour me pousser à dire une bonne fois pour toute. Je prends une grande inspiration en serrant les points.

- Quels sentiments as-tu pour moi?

Je serais sans poil, j'afficherais en ce moment même un visage complétement rouge écarlate. Mon souffle alterne entre le coupé et l'accéléré. J’approfondis un peu le pourquoi de ma question.

- depuis... hm! Depuis le moment de ta blessure ... qui t'a obligé à être humain contre ton grès pendant un bon moment... Tu agis bizarement et surtout ton regard est... différent? Tes mots aussi le sont. Dans un sens plus ... comment dire... dans un sens plus romantique qu'à l'habitude.


Je sers les crocs et avale une gorgée de salive.

- donc je veux être sûre... de la nature de tes sentiments, à présent, pour moi. Moi-même ne suis plus sûre de rien... mon coeur bat plus fort quand tu me parles comme ça, alors que les mots d'anciens prétendants, aussi poétiques soient-ils, ne me touchaient pas le moins du monde...



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Il faut de tout pour faire un monde. Il me faut toi pour faire le mien. [Zotbaji]
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