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 Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]

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Pirate

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MessageSujet: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 16 Avr - 18:51

Ne marche pas sur MES plates-bandes.



Deux mois complets que nous sommes sur cette étendue d’eau salée, et nous n’avons presque plus de vivres, le Blueberry et le Sunrise ont tout les deux besoins d’être réparé, et en plus nous en avons qui commencent à devenir cinglé. Tout ça à cause de cette tempête surprise que notre météorologue n’a PAS su prédire et qui m’a fait perdre notre temps et notre chemin. Je suis à cran, comme la majorité de l’équipage, mais si le pilier principal ne tient pas bon, moi en l’occurrence, c’est tout le monde qui flanche. Trois semaines que nous mangeons tous la même tambouille tout les jours, avec interdiction d’entamer l’alcool de trop. Une bouteille doit tenir pour plusieurs personnes… en tant normal c’est presque une bouteille par personne. Pas des bouteilles de 1L, hein, non. De VRAI bouteilles bien larges qui tiennent longtemps.

Je voulais aller à Gaïa. Pourquoi là-bas ? Parce qu’il y a des humains bien sûrs. Si je suis espèciste envers eux ? Nooon. Non pas du tout. Je ne cherche vengeance que sur un groupe en particulier. Des pirates de bas étages, ou des bandits, Bref… je ne sais pas à quoi ils prétendent être mais… Ils vont regretter d’avoir voulu jouer à ça avec moi. Suivre MES navires, passer sous MON nez et prendre le trésor qui M’ETAIS destiné. Il y en a pour 30 000 pièces d’or! Et encore je n’ai pas pu tout estimer réellement ! Avec tout ça, j’aurais de quoi tout réparer ! Enfin je crois. Je verrai sur place, ce n’est pas l’argent qui manque mes les commerçants et les ports… en pleine mer forcément…

Et là vigie appelle. Je lève le nez vers lui. Il gueule « terre », je prends la longue vue et examine la direction indiquée. En effet, devant nous, un début de continent s’affiche. Mais … Le vent dans les voiles et défavorable. Je range la longue vue et soupire, avant de tonner d’une voie forte et autoritaire.

- On rabat à moitié les voiles ! Les plus frais vont aux rames ! Prévenez le Sunrise de faire la même chose ! Nous allons sur cette terre !

Ils me signalent d’un cri qu’ils ont entendu, et tous se mettent à l’œuvre. Mon ami est là, quelque part entre le ciel et bateau, mais de toute façon ne peut pas être bien loin. La preuve, le voilà qui vient et se pose à son perchoir habituel. Je caresse ses plumes noires d’un geste doux et sourie. Nous sentons tous mauvais, nous sommes tous crevé, et lui ne fait pas exception malgré le fais qu’il reste sous sa forme animale.

- Tu es terne, mon pauvre Zotli. Ne t’en fait pas, nous allons bien nous rétablir là-bas !

J’ai toujours ce sentiment que celui qu’on appelle « oiseau de malheur » est en fait un vrai porte bonheur pour nous. Comme cette fois quand on c’est fait poursuivre par les autorités du peuple de Utopia Nord. Brrr… Effrayant une fois en colère ces « anges ». Nous avons réussis à leur échapper, en partie grâce ce malin petit oiseau qui a su voir avant tous la grotte dans la crevasse. Ils nous sont passé devant sans même nous voir, et on cru bon de pourchasser les deux navires qui s’en allaient… presque vides. Ils sont revenus nous chercher quelques heures après. Et HOP ! merci pour les parchemins rares ! héhé. Je prends une bouffée d’air frais marin et tiens fermement la barre pour conduire mes camarades. Et nous y voila. Tous montent sur le pont.

- Bravo ! Bravo mes compagnons ! haha ! Je suis fière de vous ! Et maintenant… Aller donc chercher de quoi festoyer !
  - capitaine !
- hm ? ; je regarde le jeune humain qui nous a rejoins il y a peu ; oui ?
  - et pour ses rascasses qui nous sont passés sous le nez !?

Je descends de mon ponton après avoir coincé la barre et me place face à lui. Il fait ma taille à peu près. Je lui sourie et tapote sa tête.

- nous nous restaurons d’abord, nous irons ensuite les chercher. C’est bien, tu es un enthousiaste. Mais chaque chose en son temps !

Je vais dans ma cabine de capitaine et m’assois dans le fauteuil. Je m’autorise l’ouverture d’une bouteille de rhum à moitié entamée et me verse un verre dont l’hume le parfum et savoure les arômes en le sirotant. Je regarde le corbeau en souriant.

- Tu vois, trois jours que je n’ai pas osé me servir de peur que s’en soit la dernière gorgée ! héhé. Ça fait du bien ! Tu en veux ?


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Glandeur emplumé

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 16 Avr - 21:20

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

L'oiseau plane dans le ciel azur. Il est haut dans le ciel, si haut que seuls des yeux de lynx pourrait le repérer. Il utilise les courants ascendants, descendants, sans forcer. Le soleil chauffe son dos, ses ailes, ses plumes. Il cherche tout aussi désespérément une terre, tout comme la vigie à des dizaines de mètres sous lui. Pattes recourbées, près du corps, l'animal n'a aucun mal à rester à cette hauteur, en battant à peine des ailes. Mais il a faim. Oh, il mange comme un oiseau, il a un petit estomac, mais c'est déjà pas assez. Heureusement qu'il n'est pas resté sur le pont du bateau avec une apparence humaine, il aurait voulu manger encore plus, mais pour ça, il aurait du travailler aussi. Et ça, il préfère passer son temps en tant qu'oiseau, plutôt que de devoir travailler... Quitte à ne manger que des miettes, c'est pas bien grave. Après, s'il n'est pas un oiseau pécheur, il a déjà réussi à attraper des petits poissons à la surface de l'eau. Et puis, en même temps que la vigie, il voit un bout de terre. Argh, c'est le continent. Il n'aime pas le continent. D'après le soleil, la direction, son instint, la terre devant eux, c'est Gaïa. Encore plus beurk... C'est méchant un humain, un humain humain. Il croasse bruyamment, comme pour faire fuir les mauvais esprits avant de descendre tranquillement. Il virevolte vers la terre, ou plutôt vers la mer et le tout petit point dont les grandes voiles blanches sont repliées à moitié. Et bah... Heureusement qu'il n'est pas marin, il devrait alors user de l'huile de coude et ça, il n'aime pas. Il dégringole vers le pont du batiment et cherche des yeux, celle qu'il aime tellement fort. Il va jusqu'à se poser sur son épaule. Il frotte sa tête contre la joue de la Capitaine avant de croasser une fois de plus pour montrer qu'il est toujours d'attaque et nier ses paroles. Non, il n'est pas terne (après tout, il est tout de même quelqu'un de fier). C'est donc perché sur l'épaule de la rouquine qu'elle l'entraine dans ses quartiers, à l'ombre et surtout une bouteille de rhum qu'elle débouche. Le grand corbeau atterrit sur la table et sautille pour se placer devant elle et regarde en dodelinant de la tête le verre de rhum qu'elle tient dans la main. Oh ouai, il a soif lui aussi. Il attend à ce qu'elle lui propose son verre pour s'y désaltérer royalement. Puis il sautille jusqu'à l'autre bout de la table, volette jusqu'au sol et continue de sautiller jusque sous un meuble fixé contre la cloison. Il en tire un sac de biscuits secs qu'il tire à travers la pièce jusqu'aux pieds de la donzelle pirate. Il a faim. Et il avait planqué le restant de biscuits là, pour avoir tout pour lui... et pour elle...

Parce que oui. Il ne l'aurait pas laissé mourir de faim. Au fil du temps, à force de vivre avec Shabaji, il s'est rendu compte qu'il lui est totalement dévoué. Loyal, pourtant, il ne connait pas vraiment ce mot. Certes, il a déjà une famille, un clan, une nuée, mais de là à leur être loyal... Non, lui, il voulait vivre en toute liberté et le voilà sur l'épaule de sa Capitaine qu'il ne quitterait pour rien au monde. Il s'envole à nouveau pour se poser sur ses genoux et quémander, comme le ferait un chat ou un chien un morceau de biscuit.




       
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Le Sunshine



MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Lun 17 Avr - 11:56

Ne marche pas sur MES plates-bandes



Ça fait du bien d’être à l’ombre, au frais, au calme. Avec mon pelage c’est encore moins supportable… Je me gratte l’oreille et regarde mon ami qui sautille sur la table, tout content, et me fait bien comprendre qu’il veut boire. Je sourie de ses mimiques et penche le verre pour qu’il boit dedans. Il est tellement mignon quand il fait ça.

Je sais que c’est un animorphe comme moi, et je suis parfaitement consciente que je le chouchoute par rapport à mes autres membres d’équipages, qui comportent pourtant des animorphes, dont deux autres qui savent aussi se transformer totalement en animal. Sauf que lui agit tel notre mascotte et a accepté que je le proclame tel quel : il peut ainsi glandouiller à son plus grand plaisir, et moi j’ai un ami fidèle, loyal, confident. Et en plus, je vois bien que c’est partagé. Il n’y a pas meilleur preuve que son attitude.

Quand il finit de me piquer des gouttes de rhum, je bois à mon tour une belle gorgée. Hm, que ça fait du bien ! Je le regarde se balader dans ma cabine et sortir de derrière le meuble… je sourie du coin de la gueule en ricanant.

- petit voleur cachotier, tu t’es fais une réserve !


Je ris un peu quand il approche avec son paquet et quémande son mangé. Je caresse son dos couvert de plume. Hm… un peu graisseuse. Faut dire, on a tous besoin d’un bain ici. Je sens que les bains publics vont être envahis par notre équipage. Faudra faire des groupes du genre : les plus urgents en premier. J’ouvre le paquet et réduit en miette un biscuit en serrant le poing et propose les miettes dans ma main directement, afin de le garder sur mes jambes et le regarder manger.

- Tu vas m’aider à trouver ses vilains humains qui ont doublé ta capitaine ?

Je sourie en le caressant, puis on toque à ma porte. J’autorise la personne à entrer et regarde le membre qui vient d’entrer, pour m’annoncer que nous avons un soucis avec ses messieurs de l’autorité. Bon sang, ils ont pas intérêt à avoir fait des conneries ! Je me lève, pose le reste du biscuit sur la table et murmure à mon ami des airs.

- je reviens vite, mange donc ptit ange noir.

Puis je place ma ceinture d’armes autour de ma taille et vais voir au pont. Ça se règle finalement rapidement ! Juste des papiers qui disent « je reste ici tant de temps », que j’ai bien pris le temps de lire en entier avant de signer. J’ai mis une semaine, ça devrait être suffisant pour nous reposer complètement. Nos deux navires sont côté à côte, ce qui facilite la tâche pour faire signer la même chose à mon second.

Une fois la paperasse terminée, je rentre à ma cabine et constate qu’il a eu le temps de tout finir… et de piquer dans mon verre de rhum. Je soupire et tapote sa tête plumeuse de mon index.

- sans gêne !

Je ris et m’installe à nouveau sur ma chaise. Les gens sont partie faire des courses, ils savent ce qu’ils doivent acheter vu que c’est la même chose à chaque fois. Je retire mes bottes et place mes pieds sur le coussin prévu à cet effet.

- Tu sais de quoi je rêve ? Un bon bain !

Je continue de le caresser et attends plusieurs minutes. Je manque même de m’endormir… et puis on vient encore à ma porte. Ha ba justement, les revoilà !Je me lève, remet mes bottes, et file sur le pont. Les hommes de repérage ont pu comptabiliser trois bains publics. Parfait ! Mais avant toouut ceci… manger !

- Allons tous manger un morceau mes camarades ! Partons en ville et trouvons des taverne ou n’importe quoi qui sert à manger ! ; j'ajoute avec plus de sérieux ; par contre, on paye la nourriture et on ne fait pas trop de grabuge compris? nous restons une semaine entière, donc vous pourrez vous défouler la veille de partir! ok?

Ils crient leur approbation et file sans demander plus de temps. Hehe. Je caresse mon inséparable Zot sur mon épaule et, après m’être assuré que les bateau sont sous surveillance attentive du garde-port, contre menu-monnaie importante, je vais au premier restaurant que je vois et m’installe à une table. Le serveur à envie de se boucher le nez, mais qu’est-ce que j’en ai à cirer, il devrait avoir l’habitude des gens de la mer vu son emplacement.

- mm-madame les animaux ne sont pas..
- c’est un animorphe.
- ho pardonnez-moi. Hm. Je.. vous sers ?
- apportez moi un lapin en broche avec garniture et dans une petite assiette à part de la viande de bœuf bleu.
- d’accord pour la broche mais… votre ami ne pourrait-il pas prendre forme humaine pour..p…
- tu prends ma commande… ; je plante mon regard glaciale dans le sien ; et dit que je paierai ce que je mange… et que ceci est déjà un grand geste de ma part de le faire. Capiche ?
- o-o-oui ! oui Madame !

Il file alors. Hehe, ces humains. De vrai pleutres souvent. Ça se vois qu’ils sont bercés par les mamelles durant trop longtemps !

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Glandeur emplumé

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Lun 17 Avr - 13:15

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

Il lache la petite bourse de cuir où il a planqué des gateaux et regarde la rouquine. Si seulement elle savait tout ce qu'il a planqué, héhé. Mais pour le moment, il ne dévoile que une à une ses cachette. On ne sait jamais, après tout. Car pour planquer des trucs, ça oui, il est travailleur. Se faire son propre butin, sa propre réserve. Mais en même temps, si elle le lui demandait, il le lui dirait. Parce qu'elle est son Capitaine, parce que... c'est comme ça. Parce que Shabaji, c'est Shabaji... Il n'a pas envie d'y penser maintenant, parce que ça le fait réfléchir sur des choses qu'il ne comprends pas, qu'il n'arrive pas à accepter, qui lui font mal... dans son âme même. Mais ses pensées sont vite effacées quand elle écrase un biscuit dans son poing et picore les miettes qu'elle vient de déposer sur la table. Et voilà qu'elle lui parle, rappelant au Corbeau les terribles souvenirs des semaines passées. Ces forbans qui ont abusés d'eux. Ils payeront, payeront très cher. Il crèvera les yeux à tous ceux qui ont voulu faire du mal à sa Capitaine. Il baisse sa tête, crache comme cracherait un chat pour confirmer les dires de la renarde. Oh oui, on les trouvera.

On frappe à sa porte, mais l'oiseau s'en contre fiche, ailes un peu déployées comme pour affirmer la propriété des miettes étalées, il picore les restes alors que la Capitaine se lève et va s'occuper de la paperasse. Une fois les miettes du gateau terminé, l'emplumé s'attaque au verre de rhum pas encore terminé par la Capitaine. D'une patte acerrée, il fait pencher habilement le contenant et absorber le contenu. Mais cela ne prend pas longtemps pour qu'elle revienne et le Corbeau sautille alors lachant le verre qui tombe à terre. Alors qu'elle se laisse avachir sur son coussin, il vole jusqu'à elle et se pose sur son ventre, trouvant à son tour un bon endroit pour se relaxer. Il ne sait pas combien de temps il reste là, mais c'est encore des coups à la porte qui le tire de son pseudo-sommeil. Il croasse, dérangé avant de prendre sa place habituelle, sur l'épaule de Shabaji. Elle se lance dans un discours et il croasse bruyamment en même temps que tous les compagnons présents sur le pont. Mais pas question de partir à la quête d'un restaurant avec eux. Lui, il reste avec la rouquine.

Et dans le port, elle s'engouffre dans une taverne. Pas vraiment rutilante, mais peuplé d'humains qui regarde ma capitaine bizarrement, comme si elle ne comptait pour rien, comme si elle n'était qu'un animal, d'un air hautain. Il a vraiment horreur des humains. Certains sont potables, mais tout de même. Après la conversation avec le serveur, l'oiseau dégringole de l'épaule et se pose sur la table. La boustifaille arrive et le corbeau se jette sur la bectance avec une avidité rare pour un oiseau. Les pattes dans le plat, le bec machouillant la viande presque crue. Le serveur attend un instant devant la table, peut-être que l'animorphe prenne son apparence humaine, mais l'oiseau reste oiseau et rapidement, la viande est terminée. Il attend que Shabaji termine lui aussi et lorgne sur son plat fumant. Manger cuit ne le dérange pas, après tout, c'est un charognard, il mangerait n'importe quoi.

Mais finalement, il s'écarte de la table et sautille à travers la pièce, discrètement pour revenir quelques instants plus tard, une pièce d'or dans le bec qu'il dépose pas loin de la main de la rouquine. Voilà, c'est sa contribution au repas. Mouahahaha, surement qu'il a volé cette pièce dans la poche d'un autre client de la taverne... Mais ça, ce n'est pas utile de le préciser. Il retourne alors prestement sur l'épaule de sa Capitaine alors qu'elle se lève pour quitter l'endroit. Maintenant, direction les bains? Ouiiiiii. Il frotte sa tête contre la joue de la renarde. Les bains publics. Il n'aime pas ça non plus, mais tant que c'est avec Shabaji, il s'en contentera. Patiemment, il attend à ce qu'elle vire toutes ses frusques peu ragoutantes et se perche une nouvelle fois sur son épaule, tentant de ne pas la blesser avec ses serres. Et voilà que la silhouette dudit bain se profile. L'oiseau s'envole et plonge carrément dans le bain. Ok, il croasse, pris de panique parce qu'il n'arrive plus à en sortir complètement, mais au moins, il ne pue plus! Enfin presque. Mais ce n'est qu'avec l'aide de Shabaji qu'il parvient à sortir du bain et consciencieusement il se met à nettoyer, une à une ses plumes.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Lun 17 Avr - 15:05

Ne marche pas sur MES plates-bandes



J’ai du essuyer la petite tache de rhum sur la table quand il a renversé le verre, mais bon, heureusement que c’était presque vide. Ce vilain garnement. Mais bon j’ai vite passé sa petite bêtise.

Et nous voilà au restaurant, tranquillement nous mangeons. Les gens sont tous humain ici. Enfin, qui sait, il y a des vampires ? J’en sais rien mais je m’en fiche. Je vois mon ami dévorer ses petits morceaux de viande, moi-même mange ma viande avec beaucoup d’appétit. Ha que ça fait du bien d’avoir la panse remplie ! Je lache un petit rot et sourie de tout mes crocs. Je regarde Zötli qui va se balader un peu partout dans la taverne et sourie. J’ai mon idée sur ce qu’il fait, puisque c’est toujours comme ça qu’il procède : il fait le gentil oiseau, glisse son bec entre les fils des bourses et rapporte des petites pièces bien brillantes ! Et cette fois, c’est une pièce en argent bien brillante ! Je ramasse discrètement la pièce et caresse, grattouille son crâne et la base de son bec pour le féliciter. Je paye le repas, sors de là, et c’est limite si je ne les entendent pas soupirer d’aise là-dedans. Pf, ptites natures.

- aller mon grand, allons nous décrasser !


Il frotte sa tête contre moi et je ris en le caressant. Je passe par le bateau afin de prendre des affaires propres, puis me dirige vers l’un des bains publics. L’odeur de savons, de l’eau parfumée, et toutes ces bonnes odeurs ! ha oui ça va être parfait ! Je suis guidée vers un bain privé, tel que je l’ai demandé, en cachant mon ami volatile dans mon sac. Je sais que c’est pas ce qu’il y a de plus agréable, mais personne ne l’aurait laisser passer sinon. A peine seule, je ferme tout à clé et le laisse sortir. Il reste sur l’étagère tandis que je me déshabille entièrement et je me plonge avec délice dans l’eau parfumée. Hmmm~ bien chaude, si délicieuse, et pleine de mousse… Un bain large en pierre plate, une ambiance naturelle… parfait pour se remettre de tout ce trajet. Je le regarde qui plonge dans l’eau puis qui essaie de se débattre. Je pouffe de rire et le prends entre mes mains pour l’aider à refaire surface. Je le pose sur la surface et il se mets à flotter comme un petit bateau.

- héhé, tu es bien là ?

Je donne une petite poussée pour le faire « naviguer » sur le bain, c’est rigolo. Pourquoi je le laisse prendre son bain avec moi ? Parce que je n’ai pas d’arrière pensée, et qu’il n’en a pas. En tout cas ne l’a jamais montré. Mais je lui fais confiance, il n’a jamais agit en pervers ni jamais profité de moi. Bref. Je prends les savons et l’éponge de bain et commence à me frotter partout sur le corps. Une fois propre, je prends le champoing et me lave les cheveux avec vigueur, trois fois de suite, afin de retirer toute la crasse, le sel et le gras. Pourtant l’eau du bain est à peine entachée et je comprends alors pourquoi : il y a une filtration continue de l’eau du bain tant qu’on l’utilise. C’est malin ! Je leur accorde ça aux humains : leur ingéniosité.

Je prends du savon et attire mon ami corbeau vers moi pour le savonner. En douceur. J’use d’une simple noisette de produit, il n’a pas besoin de plus. Puis je le rince avec le jet d’eau doux.

- et voila, tout beau tout propre !

Je lui souris et pose un baiser sur son front.

- tu vas bien, Zot ?

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Glandeur emplumé

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 18 Avr - 11:12

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

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Bien perché sur sa pseudo-maitresse, sa Capitaine en tout cas, le Corbeau observe la rue. Il n'est pas si tard que ça et dans un port comme celui-là, il n'est jamais tard de toutes manières. Il y a quelques loups de mer qui marchent d'un pas goguenard, des jeunes moussaillons qui batiffolent, des filles de mauvaises vies qui se prélassent. Il y a un peu de toutes les races, mais ils restent tous entre eux. Tout comme les pirates, ils restent entre gens de confiance. L'oiseau surveille tout autours bien perché. Il a l'habitude désormais, des mouvements ondulatoires de la marche de la renarde. Il ne sait pas vraiment combien de temps il est avec elle. Tout ce qu'il sait, cs'es que pas mal de lunes sont passées et qu'ils ont déjà fait le tour du monde, et plusieurs fois! Le volatile piaille de sa voix rauque frottant sa tête contre celle qui est deenue son perchoir. Il l'aime vraiment beaucoup. Pourquoi elle? Pourquoi pas une autre? Aucune idée. C'est elle parce que... elle est libre, elle est caractérielle, elle est... comme la mer et le ciel : orageuse, ténébreuse, généreuse à la fois, telle une tempête soudaine. Oui, c'est probablement pour cela qu'il est resté autant de temps avec Shabaji.

Elle récupère quelques frusques propres et cest la direction des bains qu'elle prend. Mais avant d'entrer dans les bains publics, il est fourré dans le sac. Il croasse bruyamment, terrifié de cette cachette improvisée. NON, non, pas là-dedans! Il ne supporte pas! Il bat furieusement des ailes, mais elle finit par le maitriser. Il abandonne la lutte, il ne veut pas perdre trop de plumes. Entre ses mains, il tremble de tout son être, de manière incontrolable. Il ferme ses deux gros yeux noirs globuleux et cache sa tête sous son aile. En leitmotiv, un mantra qu'il se rappelle, pour éviter d'avoir trop peur, de faire du bruit, de se faire entendre par les autorités des bains. Les quelques minutes passent à son humble avis beaucoup, beaucoup trop lentement. Mais alors qu'il va se lacher et hurler son inconfort, la voilà qui l'extrirpe de sa prison de tissu. Il déploit totalement les ailes pour être certain d'avoir assez de place, pour se rassurer. Il est presque aussi long qu'elle aini, le temps qu'elle se déshabille, il file vers le bain, pour y plonger.

A nouveau panique le prend quand il n'arrive pas à échapper à la surface de l'eau pourtant bien calme. Et à nouveau, c'est Shabaji qui l'aide. Bah quoi? Il n'est pas un oiseau de mer, il n'est pas un goéland, encore moins une stupide mouette. L'oiseau se retrouve étalé à la surface, ailes à moitié ouvertes pour garder un pseudo-équilibre, avant de les replier et de patauger. Mais il n'a pas les pattes palmées comme les oiseaux de mer et la rouquine lui donne alors de l'élan pour qu'il avance. Pendant qu'elle fait sa toilette, le corbeau est à ses propres ablutions, il nettoie ses plumes, du moins celles qu'il peut atteindre. Shabaji finit par l'attraper et s'occupe de lui. L'oiseau est grand et se laisse faire entièrement, dépliant dans toutes sa longueur une aile à la fois pour qu'elle savonne chaque plume. Et puis, il en profite aussi, il ne faut pas l'oublier. Après le bain, la douche où il se secoue pour retirer le maximum d'eau. Il n'a pas les plumes totalement imperméables, mais il est déjà presque sec quand elle a terminé. A la question, le piaf bascule la tête en arrière en signe d'approbation. Oui, il est bien là, avec sa Capitaine dans un bain fumant, rien que tous les deux. Il pourrait profiter, mais en vérité, s'il garde sa forme animale, c'est justement pour éviter qu'il ne déborde. Il sait que même propre, elle ne va pas sortir tout de suite de l'eau, alors il retourne à la surface pour y flotter et profiter de ce petit temps de relaxation. Il s'en fiche du temps qui passe. Il est bien là.

Mais voilà, d'autres ont décidé que ce temps là, n'était pas à la relaxation, mais plutôt à la bagarre. Ils pénètres, à trois dans l'espace privé. L'oiseau immédiatement prend son envol, croassant, s'enfuyant. Après tout, il n'est qu'un oiseau. Il ne pèse pas bien lourd! Les trois brigands libidineux se pensent qu'à leur objectif : capturer, rançonner, abattre la jolie rouquine. Ce sont trois des forbans que Shabaji poursuit depuis des jours et des jours. Ils sont surement restés au port pour retarder l'équipage de la renarde. Trois contre une femme désarmée! Tss... quel manque de courage. L'issue semble trop incertaine pour la pirate, bien évidente pour les trois gros balourds. Mais soudain un éclair noir revient, et dans un croassement, l'oiseau de mauvaise augure vole jusqu'à la rouquine, une dague entre les serres. Il lache cette dernière entre les mains de Shabaji et sur sa lancée fonce, talons trancheurs devant droit sur le foban de droite, bien décidé à lacérer le visage du malheureux. PERSONNE NE TOUCHE A SA CAPITAINE! Certes, il ne peut pas faire grand chose, et il laisse tout de même deux hommes pour la demoiselle, mais il sait aussi qu'elle peut parfaitement se défendre. Alors que l'homme laisse tomber son arme pour tenter de repousser l'oiseau, criant de douleur, ledit oiseau à coup de bec tente de lui crever les yeux. Il pourrait prendre sa forme humaine, certes, mais voilà, il n'aime pas, et il ne le fera qu'en dernier recours. Pour l'instant, Shabaji est loin d'avoir besoin de son aide... humaine.





       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 18 Avr - 20:16

Ne marche pas sur MES plates-bandes



Il fallait qu’il fasse son cirque, comme d’habitude. Halala, il sait que je n’ai pas le choix si je veux pouvoir le faire entrer avec moi sans avoir la garde sur le dos. C’est déjà bien d’être accueillit sans éveiller de soupçons. Enfin nous parvenons au bain ! Il est plus qu’heureux de s’évader de là. Je ris de sa précipitation.

Dans le bain, c’est un échange calme et serein, je l’aide à se laver et moi-même me décrasse. Il est mignon entre mes mains, ce grand oiseau noir qui se laisse faire seulement par mes mains, n’obéissant aux ordres de personnes sauf la capitaine qui l’a hébergée… Et devenue son amie au fils du temps. Parfois, je me demande qui je serais sans lui… Il me calme quand ma colère n’est pas bénéfique pour mes actes, et m’encourage lorsque nous sommes perdus en mer. Ce n’est pas un oiseau des mers, mais il est adapté au bateau. Ses serres sont prudentes, même s’il sait que ma fourrure me protège déjà un peu.

Je ne bouge plus alors que j’ai finis de le rincer. Mes oreilles sont alertes, et je soupire. Des gens sont devant la porte et murmurent. Peu de temps après, avant que je n’aie le temps de me lever pour au moins attraper une arme, ils entrent par effraction dans ma pièce. Je me lève au moins hors du bain, ne pensant pas à ma pudeur mais à ma vie pour le moment. Je grogne. Sans armes et nue comme un renardeau, je ne vais pas tenir longtemps face à eux et leurs habits épais et leurs épées. Heureusement, j’ai un bon allié. J’attrape la dague que Zötli m’envoie.

- Messieurs, on frappe avant d’entrée, c’est la moindre des choses.

Ils ne parlent même pas et me foncent dessus. Foutus humains. Je saute hors de la baignoire et m’abaisse avec un mouvement pivot pour que ma jambe frappe violement l’articulation de la cheville d’un de mes deux adversaires, qui perd un instant l’équilibre. J’entends des cris et des croassements. Quand je me redresse, j’essaie de planter la gorge de l’autre mais il esquive. J’ai juste le temps de voir le bec plonger vers l’œil gauche du bandit pour le crever avec succès. S’en suit un hurlement des plus désagréable à mes oreilles, mais au moins ça retire un poids de la balance. J’ondule entre les coups des lames de métal, fendant moi-même l’air de ma dague. Danse mortelle, habituelle pour nous autre, les hors-la-loi. Je suis blessée à l’oreille et aux côtes, d’où je saigne par petits filets. Sur ma fourrure rousse, ça ne se vois que par le côté poisseux sur les poils.

Je dois ruser. Pense, Shaba, pense. J’ai ! Je m’écarte au dernier moment et fait basculé celui qui me fonce dessus dans la baignoire, sa face venant s’écraser contre la pierre du sol de baignoire, avant de venir m’assoir sur sa tête. Ainsi posée, il a la joue contre le sol, mon fessier sur sa tête, mes jambes dépassant des bords de la baignoire un peu écarter par l’épaisseur de son tour de taille. Certes, je suis plus exposée à l’autre, mais je sais que Zötli va en finir avec son compagnon de jeu bientôt. L’un se noie sous moi en gigotant de tous ses membres, tandis que l’autre abat son épée vers moi. Je garde ma dague entre mes dents et bloque son épée entre mes mains aplaties de par et d’autre de la lame. J’appuie fermement mais il appuie toujours plus fort. Je commence à trembler, la pointe approche de plus en plus de mon ventre… Une bonne nouvelle, celui sous mon fessier est noyé maintenant. Une mauvaise nouvelle, je vais finir empalé. Je dois bouger ! Je lâche mon arme qui est entre mes dents.

- ZOT !


Je l’appelle à l’aide pour au moins distraire ce bandit de merde. Je n’ai pas pu voir s’il est blessé ou non mais ils ont intérêt que non ! En attendant, je pousse pour faire reculer la lame de mes organes vitaux.

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 18 Avr - 23:15

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


Avant que l'oiseau ne devienne mascotte, il vivait d'air pur et d'eau fraiche. Il n'a jamais demandé quoi que ce soit à qui que ce soit. Lui tout ce qu'il demandait, c'était qu'on lui fiche la paix. Il n'était qu'un petit animorphe. Jamais il n'a cherché à devenir quelqu'un, à faire un exploit, à aller quelque part ou à dire quelque chose. Nan, fils de parents animorphe, il voulait, oui, il voulait juste vivre paisiblement dans son village, dans sa nuée, au nom des Blackfeathers. Mais il avait pris la route vers la mer, vers la liberté. Il avait appris à se battre, à voler, à arraisonner. Mais planer dans les airs avait toujours été sa préférence. Il avait rencontré Shabaji. Et pendant le temps où il n'avait été que le "piaf" du bord, que la mascotte désignée, il l'avait observé, tant et si bien qu'il avait commencé à... à l'aimer... à sa manière... Vu qu'on ne lui a jamais expliqué, jamais montré, qu'il n'a jamais compris. Shabaji est... tout pour lui. Alors qu'il crève les yeux et lacère les joues du forban, il défend sa Capitaine. Au prix de sa vie. C'est ça, pour lui, son amour inconditionnel.

- ZOT !

Le bec en sang, les plumes ébouriffées, il tourne la tête vers la source du cri. Ce dernier semble si... non, pas terrifié, juste... paniqué, oui c'est ça, c'est un cri de panique, un appel au secours. Bon sang, l'oiseau prend compte de la scène qui se déroule sous ses yeux. Sa Capitaine va se faire empaler. Le Corbeau croasse de tous ces poumons, appuyant ses talons dans les chairs de l'homme et s'envole vers la rouquine. Il se prendra la lame de l'enfoiré qui veut la peau de sa Capitaine. Il préfère mourir pour la protéger. Tout se passe tellement vite, peut-être une seconde suffit, peut-être plus, il ne sait pas, mais la dague de Shabaji tombée à terre. Le Corbeau a une idée subite, aussi rapidement qu'il peut, ses plumes deviennent doigts, son bec disparait et se fait remplacé par un nez. Le noir corbeau devient homme bien pâle qui se saisit de la dague.

Mais je patauge dans l'eau renversée à terre et manque de tomber. Pourtant, je profite de ma chute pour planter la dague récupérée dans le corps du troisième larron, au niveau du thorax. Ledit corps a un soubresaut, l'instant est figé. Je vois ses lèvres tressauter, du sang coule, tombant sur la douce fourrure de ma Capitaine, juste sous lui. Et finalement, dans un dernier spasme, il s'écroule à terre, à côté de la baignoire. Depuis que j'ai planté le couteau dans le corps du malheureux, je n'ose pas bouger. J'ai foncé tête baissée vers Shabaji. Je me retrouve à genou à ses côtés, elle encore dans la baignoire et moi sur le carrelage, le bras encore tendu. Je respire bruyamment, tentant de reprendre mon souffle. Finalement, je laisse mon bras retomber le long de mon corps et ma tempe contre l'émail du bain. La scène pourrait être risible, mais j'ai failli perdre Shabaji aujourd'hui, alors non. Les seuls bruits qu'on entend, c'est celui que j'ai aveuglé qui gesticule encore à terre, les yeux arrachés. Il me faut quelques minutes pour reprendre mes repères, ça fait longtemps que je ne suis pas passé à ma forme humaine. J'avale ma salive, ferme les yeux. Je finis toutefois par me redresser, faire un pas, appréciant à nouveau mon nouvel équilibre et vais chercher une serviette que je déplie pour revenir vers Shabaji.

- T-Tu... es blessée. J'ai du mal à parler, normal, après tout ce temps à croasser. Ma voix est rauque, pourtant à peine audible, inquiète, hésitante. Je l'enroule dans la serviette. Tu m'as fait peur. J'essuie le sang qui a coulé avec une autre serviette. J'ai toujours pris soin de ma Capitaine et c'est donc sans arrière pensée... du moins pour le moment, que je le fait. Je dois moi aussi avoir une tête horrible avec le sang du troisième imbécile pas encore mort sur le visage. La scène peut paraitre bizarre, ouep, mais j'suis pas à poil, hein! J'suis un corbeau, moi, j'ai des fringues, noires, évidemment, parce que je serais habillé en rouge, je deviendrais un... un... J'vous laisse deviner... un corbeau rouge, bah oui! Non, j'ai donc sur moi des vêtements noirs. Je regarde autour de nous. On... va avoir des problèmes. En gros, il ne faut pas rester là.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mer 19 Avr - 20:08

Ne marche pas sur MES plates-bandes



Mon ami des airs… ne vole plus vraiment. Il a reprit forme humaine et, même si c’est au final grâce à un geste maladroit, il rattrape le coup en profitant de l’élan offert par la chute et ma dague transperce le cœur de mon agresseur. Je le regarde mourir, je savourerai presque l’instant… si je n’étais pas dans une position aussi inconfortable. Enfin l’homme lâche son arme et s’écroule au sol. Je me lève et reprends mon arme, puis m’assure que l’aveuglé est bien mort en la plantant dans son thorax. Après quelques secondes de gémissements, il était bien décédé maintenant. Je me retourne pour voir que Zötli qui est figé comme une statue.

Il n’a pas l’habitude de tué, c’est un boulot que je fais 90% des cas avant lui, et 9% des autres cas mon équipage est derrière moi pour tuer mes assassins dédiés. Aujourd’hui, il a été obligé de tuer pour me protéger. Mais bon, je sais qu’il s’en remettra, ce n’est pas non plus la première fois qu’il le fait ! Et il adore lacérer des tronches d’humains… enfin je crois. Je m’avance vers lui et pose ma main sur son épaule. Il réagit et regarde mes blessures, y faisant ses commentaires. Ça fait bizarre de l’entendre… Sa voix si masculine, grave, semblant constamment enroué.

- Ce sont que des égratignures, ne t’en fais pas.

Je prends mes affaires dans un sac et place une serviette autour de moi. Je pose mon regard sur la scène et réfléchis. Tourner ceci à notre avantage sera la meilleure des choses. Je sourie et ouvre la fenêtre en grand, puis me tourne vers lui et prend son menton entre mes doigts pour le faire me regarder dans les yeux.

- Tu vas redevenir corbeau, et t’enfuir par là. Rejoins l’équipage et préviens-les que nous avons eu trois d’entre eux. La fête est finie. Nous partons sur la piste de leur chef et surtout… qu’ils me le laisse ; J’attends qu’il obéisse. Il sait que mes ordres sont plus une notion d’habitude, et non de prétention. Que c’est mon devoir de guider les troupes ; Je me charge de montrer l’agression en demandant un remboursement sinon je porte plainte et blablabla habituel.

Je pose un baiser sur son front plumeux, alors qu’il est posé sur mon avant-bras, et le laisse s’en aller par la fenêtre. Bon. C’est partie. Et merde ma serviette est pleine de sang aussi à cause de mes plaies. Mais bon ça va cicatriser. J’ouvre en grand la porte et marche jusqu’à trouver quelqu’un qui me demande ce qu’il y a, d’ici je m’occupe de sortir le sénario : je prenais mon bain quand trois types ont survie dans la pièce. Ils ont voulu m’agresser mais c’est partie en bagarre entre eux, j’ai été blessé et pour me défendre j’ai du en tuer un.

- Je vous préviens ! Soit vous me remboursez et me soignez, soit je vais voir les autorités et dénonce votre INCOMPETENCE à protéger vos CLIENTS !

Ça marche bien. Très vite l’infirmier s’occupe de bander mes plaies et hop, je suis remboursée. Je suis propre, soignée, tout ça gratis… au final ils ont bien fait d’attaquer ses abrutis. Je sors une fois habillée complètement, et argent en poche, je regarde le ciel de temps à autre en avançant. Mais non, pas d’ombre noire qui plane en me cherchant. Qu’est-ce qu’il fiche ? Il n’arrive pas à les trouver ? Une idée mauvaise me vient en tête… et si le groupe était bien plus important qu’on le pensait ? Et que tous soient pris d’assaut par ces merdes ? Non, trop risqué, surtout vu le niveau de ceux qu’ils m’ont envoyé… ou alors même si c’est le cas, mes membres sont tous suffisamment entrainés pour résister.

Je regarde une dernière fois dans le ciel. Et bien voilà ! Je pousse un sifflement, suite de quelques notes joyeuses, pour attirer l’attention du corbeau, et le laisse se percher sur mon bras.

- alors ?

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 25 Avr - 11:14

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

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- ZOT !

Ce qui lui avait suffit pour foncer droit sur l'homme, abandonnant le premier qui chouinait pour un oeil arraché et un visage lacéré par les ergos de l'oiseau de mauvaises augures. Le moribond tomba au sol et par un geste totalement instinctif porta la main à son oeil blessé. Le globe occulaire pendouillait et il hurla de douleur quand il y toucha. Le corbeau se fichait bien de qui avait mal. Ce qu'il ne voulait pas, c'était qu'on s'en prenne à SA capitaine, alors oui, il fonça sur celui qui avait décidé d'empaler la renarde et le noyé sous elle. En une seconde le piaf attrapa la dague tombée à terre et se métamorphosa, remplissant l'espace d'une carrure d'homme et non d'oiseau. La lame tranchante traversa de part en part le nigaud et ce dernier tomba à terre.

Mes doigts se desserrent lentement autour de la garde de l'arme. Un spasme fébrile me fit lacher carrément l'arme et je regardais l'attaquant tomber à la renverse. J'avais touché en plein coeur. Je retins un haut le coeur. Ce n'était pas dans mes habitudes de tuer quelqu'un ainsi. Sous ma forme corvidée, je ressentais bien moins les émotions humaines. Et là, dans les yeux de ce malheureux, j'y ai vu... de la tristesse, de la souffrance. Il est tombé dans un petit râle, ses lèvres ont bougé, mais rien d'autre n'est sorti. Il est tombé et il est mort. Ce n'est pas la première fois que je tuais quelqu'un ainsi, mais ça me faisait drole, à chaque fois. Le temps de m'en remettre, Shabaji était déjà sur le dernier rescapé, celui dont j'avais arraché l'oeil. Elle le tua également, d'un coup d'épée. Je dus baisser les yeux, sentant la bile remonter dans mon estomac. Ce ne fut que lorsqu'elle posa sa main sur mon épaule que je pus redresser le regard, la voir en sang et m'en inquiéter d'avantage. Je me redressai avant de contempler la scène. Et bah, c'était un beau bordel, mais ce qui m'inquiétait vraiment, c'était de savoir ma jolie rouquine blessée. Elle attrapa alors mon menton et me força à la regarder droit dans les yeux. Inquiet de cette proximité humainement trop proche, je ne pus que retenir à grand peine les frissons qui me parcouraient. Droit, stoïc, à l'écoute, intimidée par la prestence de ma Capitaine. Je hochai de la tête avant de m'écarter légèrement.

En un battement de bras, le Corbeau était redevenu oiseau et se percha sans la moindre difficulté sur le bras de la renarde pirate. Puis un nouveau battement d'aile et déjà l'oiseau noir avait disparu dans le ciel nocturne. Il virevolta droit sur le bateau qui l'avait accueilli durant des années. Déjà quelques marins étaient revenu, la panse remplie, les vêtements propres, ils riaient, s'esclaffaient. Le corbeau fonça droit sur eux et à grand renfort de cris rauques, stridents et surtout sur le fait qu'il voulait attraper les épées pendantes à la ceinture des pirates, les humanoïdes comprirent que leur Capitaine était soit en danger, soit avait besoin d'eux en renfort. Suivant alors l'oiseau noir ils dégainèrent leurs épées et foncèrent à travers les rues. Le Corbeau allait bien plus vite que, passant par dessus le toit des maisons, il dut ralentir son vol pour que les hommes de Shabaji puissent le suivre. Finalement, par dessus la dernière maison, il vit la renarde et se percha sur son épaule, une fois de plus. Il rejeta sa tête en arrière et lacha un croassement, signe que oui, il les avait trouvé et qu'ils ne tarderaient pas à débouler. Ce fut d'ailleurs le cas et en moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, une horde de pirates berserks s'était arrêtée devant la renarde. On aurait dit des taureaux prêts à empaler le torreador devant eux. Peu impressionné, le Corbeau les détailla un à un avant de replier ses ailes et de patienter calmement. Il avait fait son boulot de la journée, il allait rester là, tranquillement, sur l'épaule de Shabaji.





       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Ven 28 Avr - 22:29

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Après une telle bataille, autant dire que je suis bien éveillée ! Et surtout, j’ai une raison supplémentaire de les torturer, les remettre à leur place… non en-dessous même. Ils serviront de chaire pour les charognards et pour les poissons. Une fois soignée et remboursée, dû à l’insécurité de l’établissement, je suis dehors et me balade sur le quai jusqu’à la vue du bel oiseau au plumage noir, et le voilà qu’il se pose sur mon épaule.

- Tu les as donc tous prévenu ?

Je caresse sa tête plumeuse et ma réponse ne tarde pas, les gens s’écartent en criant face à la horde de pirate armée jusqu’aux dents. Je lève la main dont le haut du bras n’est pas occupé par l’oiseau.

- Compagnons, je vais bien.; aller, moment speech ;  Ces fourbes ont tentés de me tuer à un moment de vulnérabilité. Moi et notre chère mascotte nous sommes occupés de ses salauds. Mais maintenant… FINIS le repos mauvaise troupe ! On va là, maintenant, à leur misérable repaire ! On va leur faire LA PEAU ! Nous allons les massacrer!

Tous cris leur accord, et c’est partie pour la chasse aux bouffons. Les minutes passent, et mes hommes cherchent partout en ville. Les autorités font des leurs bien sûre, et malgré le fait qu’on leur explique que nous ne voulons qu’un règlement de compte entre pirate et bandits, ils veulent tous nous arrêtez ! Comment dire que nous sommes bien plus dangereux qu’eux ? Forcément, ils se font vite maitrisés. Bon il y en a de plus en plus qui viennent par contre et là, enfin, nous les trouvons. Je suis le messager pour rejoindre la taverne où ils étaient. Je m’approche de leur chef, qui fait son malin, en tentant de cacher le fait que ses couilles fondent dans son slip terreux.

Je m'avance et m'assois sur la table, puis me penche vers lui, un sourire carnassier sur le visage. Mon regard glacé veut transpercer son âme, et il a intérêt à avoir peur, d'avoir les tripes si serrées que même un asticot ne pourrait pas passer!

- maintenant, tu vas nous suivre... et ta bande avec. En fait, t'as pas le choix...

Il me crache au visage. Je fronce les sourcils. La, je boue. Je grogne et la seconde d'après mon poing s'abat sur son visage. La baston commence alors. ça frappe à gauche, ça frappe à droite, et bientôt le sang coule. Pas de mort mais des blessés, et surtout dans leur camps. Pour faire simple nous sommes : plus nombreux, plus entrainés, et plus en colère. Et quoi de mieux que les autorités pour envenimer encore plus la chose! Je crois bien que cette ville va être marqué par l'événement! Et tant mieux! L'image et la réputation, parfois cela précède et après on peut se permettre d'user de moins d'énergie pour se faire respecter des citoyens et ennemis plus faibles. Les voilà à terre. Je fais un geste de la main.

- Embarquez le plus de membre de leur misérable groupe possible et retournons au bateau!

Nous avons les courses de faîtes, et il y aura toujours assez de ville et de ports pour les remettre à neuf. Et puis je dois les faire parler maintenant... afin de savoir où ils ont mis ce trésor. Une fois au quai, ils sont en train d'essayer de nous chipper les navires, ses stupides flics de Gaïa... Je soupire, et laisse mes compagnons faire le nettoyage. quelques morts plus tard, nous revoilà sur les mers, et le capitaine des bandits et trois de ses hommes ligotés au mat principal. Je regarde mon ami corbeau.

- Dis moi... on les laisse attachés un jour complet au mat d'abord, ou on les interroge tout de suite?

Je ricane et tourne la tête vers le quatuor qui ont des tronches haineuses et les lèvres clauses.
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Jeu 4 Mai - 18:06

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


Bien sur que le Corbeau les avait prévenu. Il obéit toujours à sa Maitresse. Pouvait-il la considérer comme sa Maitresse? Très probablement. Il lui était loyal, c'était obligé. Vu comment il suivait ses consignes, vu comment il passait du temps avec elle, vu comment il donnerait sa vie pour protéger celle de Shabaji, parce qu'elle était sa Capitaine, parce qu'il vivait à ses côtés depuis des années. Il pencha sa tête vers sa main pour accentuer la caresse. Il ouvrit le bec, mais il n'eut pas besoin de crier quoi que ce soit, déjà on entendait le martellement des bottes des camarades sur les pavés, leurs rales s'élevaient par dessus les toits des maisons aux alentours. Elle leur servit un monologue pour les rassurer, surtou après l'irruption paniqué de l'oiseau noir. Et alors que ce dernier perché sur l'épaule de la renarde croassa de tous ses petits poumons vers les cieux pour se joindre à la clameur des pirates, il déploya ses ailes, mais ne s'envola pas, préférant son perchoir pour le moment. Ils se mirent tous à chercher les marauds qui s'étaient pris à la Capitaine. Et quand ils les trouvèrent, ils revinrent tous à bord du Blueberry. Le Corbeau toujours sur l'épaule de la pirate. Quand elle demanda ce qu'ils devaient faire d'eux, le corbeau croassa, cracha. On ne s'attaquait pas à sa Capitaine ainsi. Pourtant, au lieu de rester impassible sur la suite des évènements, le noir oiseau s'envola et aussi surprenant que cela puisse paraitre, il reprit son apparence humaine.

Je ne permettais pas qu'on s'en prenne à MA Capitaine. Dans une guerre navale ou un abordage, oui, parce que c'était la règle du jeu. Mais s'en prendre à elle, alors qu'elle était désarmée et dans un bain, ça, je ne le permettrais jamais. Pour moi, c'était une traitrise informe et dégoutante. Ils ne méritaient pas de vivre. De mon noir manteau, je sortis une dague. Personne ne m'arrêtera, pas même Shabaji. Je vis rouge, je ne contrôlais plus rien. Avec le plus grand dégout, je la plantais dans l'épaule du chef qui hurla de douleur. Les propres hommes de la Capitaine me retinrent pour éviter que je ne fasse un massacre. Je me débattais avant de me calmer. Je n'aimais pas quand je n'étais plus qu'un humain, les sentiments, les émotions, tout ça, ça se mélangeait et j'avais dû mal à trouver la balance. Je retournais près de Shabaji, gardant un oeil sur les lascars attachés, dont le chef pissait le sang.

- Désolé... Je... Ils t'ont fait du mal et j'ai pas aimé ça. Je n'aimais toujours pas parler, mais tant pis, il fallait bien que je m'explique. Rester près d'elle, maintenant que l'adrénaline de la bagarre était passée m'était difficile, je... pensais à des choses et c'était... déplacé. On peut toujours les laisser au mat. Je préférais toujours la mer à la terre. Alors quitter le port était une option qui ne me déplaisait pas, surtout si elle était immédiate.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 14 Mai - 11:45

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Droite dans mes bottes, un picotement à ma plaie, Une main sur ma hanche, je regarde les quatre rescapés de notre vengeance. Ils ne vivront pas longtemps bien sûre, mais je tiens à leur offrir une lente et douloureuse mort. Etant le plus fidèle de mes fidèles, J’offre à Zötli le droit de choisir de leur sort. Il est au moins aussi en colère que moi, bien qu’il soit plus expressif, plus vif que moi. A ma petite surprise, il reprit forme humaine. J’avais l’habitude qu’il fasse un claquement de bec pour solution une et deux claquements pour solution deux. Il prend vraiment à cœur cette tentative d’assassinat digne des plus grands lâches sur ma personne.

Comme selon l’une de mes règles, tout les membres de ma Famille, de mon équipage donc, se doit de garder sur soit une arme, et c’est valable pour Zot également, je ne suis donc pas étonnée de le voir sortir une dague de sous sa veste noire. Je reste impassible, bras croisés, alors que leur chef hurle de douleur sous le coup de dague. Tant qu’il ne le tue pas, il en fait ce qu’il veut. Cependant je fais un signe à deux de mes hommes pour qu’ils le calme, lorsqu’il plante à nouveau la dague mais trop proche des points vitaux. C’est compliqué, mais ils finissent par l’immobiliser.

Zot a toujours été ainsi. Un humain un peu trop sensible pouvant être d’une grande violence, un corbeau affectueux et joueur. Je m’approche et passe une caresse dans ses cheveux. Je regarde le quatuor : le chef qui gueule et trois gugus qui demandent si ça va et gnagnagna. Aucune dignité. Je gifle les trois sous fifres et me tourne vers mon ami qui s’excuse.

- ne t’inquiète pas. Fais juste attention à ne pas les tuer, d’accord ? Pas tout de suite.

Il propose qu’on les laisse quelques temps au mat. Nous nous éloignons de plus en plus du port et les bateaux de la garde ne nous suivent même pas. Je pense que cela est dû au fait que nous n’avons tué aucun civiles et qu’ils se fichent de règlements de compte pirate et brigands. Je vois notre médecin de bord arriver.

- Fais lui juste de quoi cesser l’hémorragie.

Je m’accroupis face au chef et prends son menton entre mes doigts. Mon regard vert perçant le sien.

- Tu vas rester là trois jours, trois nuits. Nous donnerons un verre d’eau une seule fois par jour, pas de nourriture. Et tes petits camarades subiront la même chose ; je me redresse et point du doigts cinq de mes camarades de voyage ;  vous, vous êtes en charge de leur surveillance. S’ils sont trop bruyant, mettez leur un baîllon, les baffes sont autorisé, par d’armes cependant. ; je ricane et m’adresse à l’équipage ; si vous souhaitez jouer avec nos… invités… il faudra d’abord me demander. Je ne voudrais pas rater le spectacle ! hahaha !

Je regarde mon meilleur ami et lui fait signe de me suivre. Une fois dans ma cabine, je me sers un verre de mon rhum fait main, lentement, sans un mot. Puis ouvre la porte menant à l’antichambre, ou se trouve un amas de coussins et mes trésors. Des objets que je ne vendrais probablement jamais, plus là à titre de souvenir que pour leur valeur matériel, qui n’est pourtant pas moindre. Je laisse entrer Zot et ferme la porte derrière moi. Je m’affale dans mon amas de coussin et bois une gorgée de mon alcool, avant d’enfin prendre la parole.

- Zötli… Mon cher Zötli… Il faut que tu apprennes à gérer ta forme humaine, mon ami.

Il préfère sa forme corbeau, d’ailleurs l’y voilà déjà remis. Je tapote mon ventre pour l’inviter à s’y installer, le laisse piquer de mon liquide, et bois une autre gorgée, tout en caressant son dos.

- Ne t’inquiètes pas, dans trois jours et trois nuit, je te laisserai les trois zigotos dans nos cellules et tu pourras leur faire ce que tu veux. Mais le chef… c’est entre nous, Zot. Boss contre boss. Et je compte en faire un spectacle ; Je le laisse à nouveau boire dans le verre ; Sur le Sunrise il y a le bras droit et d’autres membres je crois. Si tu préfère le bras droit aux zigotos, ça me va aussi.

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Ven 19 Mai - 11:40

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


J'ai eu peur, je dois l'avouer que j'ai eu incroyablement peur. J'ai beau ne rien vouloir faire de ma vie, j'suis très bien comme je suis. Oiseau, je suis libre, le ciel est ma seule limite, je sais que je pourrais m'envoler, aller loin, découvrir de nouveaux endroits, de nouveaux horizons, mais je me suis attaché à Shabaji, bien plus que je ne le voudrais et je ne peux plus me défaire de ce... ce besoin de sa présence. Je suis d'ordinaire constamment perché sur son épaule, elle me dit tout ce qui lui passe par la tête, je connais ses secrets les plus inavouables, mais la savoir et la voir en danger, alors que je n'étais qu'un vulgaire poulet tentant de la sauver des griffes de ces monstres, j'ai eu peur. Peur qu'elle ne ferme les yeux sur ce monde, peur qu'elle m'abandonne, peur qu'elle perde la vie. Alors oui, j'avais repris ma forme humaine, pour la protéger, parce que je donnerais ma vie pour elle. Et là, alors que l'équipage tient le commanditaire de cette attaque éhontée, je ne peux pas retenir toute la colère qui m'anime. Et je vais jusqu'à percer, de ma dague, avec toute ma rage, le chef des brigands. Il en faut de peu pour que je manque le coeur du malotru et ce n'est qu'à bout de souffle que j'arrête de me débattre pour revenir derrière Shabaji, en retrait, ayant trop fait pour aujourd'hui. Il ne faut pas croire, mais cela prend beaucoup d'énergie que de passer d'une forme à une autre. Surtout que je ne me suis pas métamorphosé normalement, j'ai dû user de la vitesse et pendant même la transformation, j'ai attrapé les dagues, une pour la lancer à la renarde dans les Bains Publics et l'autre il y a moins de deux minutes quand je l'ai planté dans l'épaule du mécréant.

Et puis, voilà que ses doigts se perdent dans mes cheveux. J'en ferme les yeux, ce toucher, c'est... c'est le paradis. C'est si... agréable. J'aurai été un animorphe félin, j'aurai ronronné. Mais je ne suis qu'un oiseau et les oiseaux ne ronronnent pas. Dommage. Je me contente alors d'apprécier la moindre nanoseconde de sa main dans mes cheveux. Même si elle donne ses ordres à l'équipage et menace les fils de chacals, je ressens encore le toucher de ses doigts et les pensées salaces reviennent comme le ressac de la mer dans ma tête. Je dois détourner la tête, le corps, mes pensées loin du bateau sinon... il arrivera quelque chose que je pourrais regreter. Je ne veux pas perdre Shabaji. Comme une ombre, pourtant, je suis ma capitaine dans ses quartiers, sous le pont de la poupe, dans la Cabine Supérieure. Ce sont les quartiers de Shabaji, personne ne peut entrer sans son accord, et quand bien même les marins et pirates pourraient y entrer, elle ouvre une autre porte qui donne sur une alcove et là, je sais qu'elle ne laisse entrer personne. Je ne veux pas déroger à la règle, alors je reprends presque instantanément, sans qu'on ai besoin de me le dire mon apparence d'oiseau de mauvaise augure.

L'oiseau avait bien vu le verre de rhum qu'elle venait de se servir et attiré par l'alcool, il vola, obligeamment sur son ventre et picora dans le verre. Est-ce que l'alcool tournait la tête des bestioles? Certainement. Des animorphes? Peut-être. Peut-être avaient-ils la résistance d'un humain, il ne pouvait le savoir, il n'avait pas fait d'étude sur le sujet, néanmoins, il appréciait tellement ce genre de complicité avec Shabaji qu'il ne se posait jamais de question. Ses doigts sur son plumage terminèrent de l'apaiser et il plia les pattes pour se poser sur le ventre de la pirate et caler sa tête sous son aile. Elle lui expliqua qu'il pouvait faire, après trois jours tout ce qu'il voulait des brigands, mais qu'il ne devait pas toucher au chef. Oui, il le savait, il s'en voulait encore de sa désobéissance sur le pont tout à l'heure. Il s'endormit là.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Trois jours et trois nuits étaient passés. Le Corbeau était perché sur l'épaule de sa Capitaine, comme à son habitude et ils étaient tous les deux au pied du Grand Mat. La sentence de la Mort par la planche allait bientôt tomber. Ou peut-être qu'ils auraient une mort encore plus attroce... il ne pouvait pas le savoir. Les marins étaient tous regroupés autours d'eux. Et puis soudain, la Vigie lança un cri d'alerte.

- CAPITAINE! UN GALION A TRIBORD!

L'oiseau fut le premier à réagir, pivotant sa tête pour voir ledit galion. Il était encore bien loin, mais même si étonnamment énormes, ces machines de guerre étaient rapides. Et même le trois-mats de Shabaji ne pourrait rien faire contre lui. Sans oublier que le galion devait avoir au moins 100 pièces de canons et les deux trois-mats-barques de la rouquine devaient posséder 25 canons réunis! L'oiseau de mauvaise augure croassa et s'envola. Il n'avait pas envie d'être là quand les canons pleuvraient comme une averse d'été sur le Blueberry. Mais il n'alla pas bien loin et resta, à tournoyer au dessus du bateau. Il fallait prendre le vent et filer le plus rapidement possible pour éviter le monstre en bois et voile. A nouveau le corbeau croassa, attendant les ordres.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Jeu 25 Mai - 20:28

Ne marche pas sur MES plates-bandes


C’est mon monde, mon cocon, ma bulle d’air sous la mer. Des coussins, des trésors… et de la bonne boisson. Des livres, des dessins, et un coffre. LE coffre. Celui qui contient les plus importantes choses de tout mon équipage, des deux navires. Aucune copie de ces documents, aucun équivalent. Si le navire coule, le coffre coulera avec… tout comme son capitaine. Je me suis souvent demandé comment se passera ma mort… Je me vois souvent dans un scénario de ce genre : moi, seule sur le pont principal du Blueberry, la coque percée et le bois en feu, au milieu de l’eau… ça serait la plus belle et honorable des morts. Et quoi si je meurs poignardée ou lors d’une bataille ? hm… Dans un canot, avec le coffre bien sûre, et quelques fleurs et cadeaux qu’on aura bien voulu me faire… Classe, simple, magnifique.

Je cesse de songer à mes cérémonies de funérailles et  regarde mon ami volatile. Il est bien plus sensible qu’on pourrait le penser. Sous sa forme humaine il est séduisant, ses cicatrices lui donne un petit je ne sais quoi de craquant. Je pense que s’il n’avait pas été si attaché à sa forme animale, il en aurait séduit des demoiselles. Ou des messieurs, je ne sais même pas ce qu’il aimerait draguer. Il a une chance énorme de part sa naissance : celle de la transformation totale. Ce n’est pas tout les animorphes qui sont capable de telles choses. J’ai les souvenirs de ma tribu… les rares personnes capable de le faire ont la possibilité de se reproduire avec plus de partenaires s’ils le souhaitent, afin de favoriser le gêne. Mes deux parents sont comme moi : incapable de transformation… Ce qui est commun au final !

Mes doigts se perdent dans ses plumes toutes douces, tandis qu’il boit dans mon verre. C’est drôle de voir son bec s’ouvrir et se fermer au rythme des déglutitions. Est-ce qu’il sent le gout de l’alcool ou est-ce pour l’effet qu’il donne, qu’il en boit ? Aucune idée. Ce qui me plait est de lui faire plaisir. Ce que je lui propose semble lui convenir, au sujet de ses merdeux de la terre ferme. Je souris finit le verre. Il c’est vite endormit. Trop d’émotions fortes pour ma petite boule de plume favorite aujourd’hui. J’attends un peu avant de me lever pour sortir de la petite pièce, le gardant dans mes bras. Il dort profondément et ne fait même pas un bruit à part celui de l’endormi. Je ferme bien à clé, et le pose sur son petit coussin rien qu’à lui.

~~~~

C’est le grand jour. J’ai tout prévue pour faire durer le plaisir. Ils sont tout secs de déshydratation, mauvaise mine, et l’un des matelots va pas résister longtemps ça se voit tout de suite : dans ses yeux luisent l’envie de la moindre bonne excuse pour quitter la vie. Mes camarades sont tous regroupés et ricanent d’avance de savoir ce que j’ai prévu.

- Bien, c’est l’heure de jou…
- CAPITAINE ! UN GALION A TRIBORD !
- un galion ?

Je tends la main sur le côté, on m’apporte la longue vue et je tends vers l’endroit pointé par notre vigie. Un gros navire. J’ai sentis le décollage de Zötli, mais n’y prête pas plus attention. Il va checker de son propre chef et selon ses réactions à son retour j’adapterais un peu mieux le plan. En attendant j’étudie depuis mon poste le navire. Il est gros. Trop gros. Il se dirige vers nous aussi. Il nous suivait ou nos chemins se sont croisés par hasard ? . Je caresse la zone entre mon menton et ma gorge du bout de mes doigts. Je jette un œil à Zot qui se tient à distance. Je fronce les sourcils et entends un ricanement derrière moi. Je me retourne vers le chef des brigands qui se fou de ma gueule.

- finalement… héhé… vous allez aussi bien crevé que nous !

Je ne prends pas la peine d’une réponse qui sera inutile, un regard vers l’un des pirates chargé de les surveillés suffit pour qu’il lui flanque une pêche dans le ventre, le faisant tousser. Il est ridicule, franchement. Il aurait fermé sa bouche, il aurait moins reçu de coups. Je donne à un des mousses la longue vue.

- donne ça à la vigie et dis lui de voir s’il est seul ou pas… et qu’il fasse un tour complet autour de nous, il ne faut pas tomber en embuscade… si ne nous le sommes pas déjà… ha et s’il peut identifier à qui appartient le galion, ça sera très bien.

Je me tourne ensuite vers mon équipage qui n’attend qu’une chose : mes ordres.

- envoyé un signal au Sunrise, pour qu’il ne bouge plus de sa position. S’il y a un seul autre navire que celui que nous avons vu, préparez-vous à fuir sous la douche de boulets. S’il est seul, nous l’affronterons en le prenant en sandwich. Sunrise à la poupe car plus rapide, Blueberry à la proue car plus résistant. ; je file aux commandes, débloque la roue de direction, et le prends en manœuvre ; dans tout les cas : PREPAREZ LES CANONS !

Le messager du moment file envoyer les signaux de « bateau ennemi », « Tribord » et « préparation des canons ». En attendant je le dirige de manière à être perpendiculaire à la proue du navire ennemi. Le mousse revient alors, et me transmet les informations. Il y a un second galion, un poil moins gros donc un peu plus rapide qui est à bâbords. Cependant ce sont des galions très communs sur les terres de Gaïa.

- Et ils ont prit soins de ne pas élever leur drapeau ses lâches… Ecoute ptit gars, voilà ce que tu va faire. Toi et les deux autres jeunots êtes rapide… vous allez être notre mouette sur le Blueberry. Faîtes des aller-retour entre les canonniers et le pont dès que besoin. Il faut qu’on communique beaucoup, répartissez vous les zones entre vous trois. ; je pose ma mains sur son épaule, sérieuse ; vous êtes indispensable à la coordination. De temps en temps, venez me faire un rapport si ça commence à devenir mauvais. Compris ?

Il acquiesce et file. Le navire ennemi est de plus en plus proche, celui à l’arrière s’approche. Je lance un appel au messager pour qu’il lance le plan de la fuite. C’est partie.

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Jeu 8 Juin - 9:54

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


Tout là-haut, il entendit tout de même les ordres de sa Capitaine. Il n'y était pas vraiment volontaire. Deux navires, cela faisait beaucoup pour les petits Bluberry et Sunshine. Le Galion était presque deux fois plus grand que la petite barque longue qu'était le Sunshine. Les statistiques, même si l'oiseau n'était pas un érudit mathématicien, étaient contre eux, c'était évident. Il revint sur ce qu'il avait pensé. Le Sunshine pourrait surement distancer l'imposant galion s'il filait lof pour lof. Mais de toutes manières et comme toujours, il obéirait aux ordres de sa Capitaine. Cette dernière courut au gouvernail pour manoeuvrer le Blueberry. L'animal battit alors des ailes et quitta un instant sa chère amie pour se rapprocher du navire attaquant. Il se posa sur la vergue d'artimon, et prêta l'oreille à la conversation du Capitaine de ce bateau gigantesque. Il entendait le Bosco donner des ordres aux hommes, visiblement tous humains. C'était bien vrai que pas un animorphe, pas un ailé ne se voyait peut-être des psychiques, mais le Corbeau de pouvait prévoir.

- Capitaine, regardez! Un oiseau de mauvaise augure! Ca porte la poisse! C'est un mauvais signe, il faut faire demi-tour! Le Gabier qui avait dit ça pointait son doigt tremblant vers l'emplumé. Ce dernier pencha la tête sur le côté. Le Capitaine tergiversa un instant en silence. Les marins étaient des hommes de foi et de croyances. Ils avaient besoin de croire dans les porte-bonheurs, les grigris, les traditions pour garder l'espoir de toucher terre une fois de plus. Mais le Capitaine ne venait pas du bas-peuple, plus éduqué, il n'allait pas faire dicter sa route par des croyances idiotes.
- Non, nous avons des ordres! Le Blueberry ne peut pas nous échapper! C'est pas un piaf qui fera la loi sur mon bateau. Tenez, regardez, il s'envole.

En effet, le Corbeau s'envola pour prendre de la hauteur, retrouver celle qui était SA capitaine. Une idée en tête l'avait fait décoler. Ah, alors le coup du sort pourrait peut-être faire se rebeler les marins du galion. Une fois sur le Bluberry, l'oiseau croassa fortement pour attirer le regard de la rouquine. Il se posa sur un tas de boulets de canon, et plus précisément sur deux boulets chainés. Si un seul tir pourrait flanquer le mat du galion à l'eau, alors la "mauvaise augure" énoncée par le marin s'avèrerait vraie! Et ils rechigneraient à continuer l'attaque. Sans plus attendre, l'oiseau s'envola à nouveau, cette fois pour aller voir l'autre bateau, un trois-mat qui s'était approché et qui visiblement avait les mêmes intentions que le Galion. Il reconnut les hommes d'équipage, c'était les marins du Capitaine qui se tenait ficelé au Grand-Mat de Shabaji! L'attaque des deux vaisseaux n'était pas conjuguée, c'était le coup du Sort. L'un voulait arraisonner la pirate, l'autre récupérer son capitaine. Eux, ne lacheraient pas de si-tôt. D'ailleurs, ils reconnurent le piaf qui volait bas et se mirent à tirer au tromblon sur l'oiseau. Et il fallait croire qu'il y avait de bons tireur dans le lot, car une balle toucha l'animal, en pleine aile. Le Corbeau croassa sous la douleur et s'écrasa sur la vigie du mat de misaine. Le forban placé là tenta de tordre le petit cou au corbeau, mais ce dernier, dans un dernier effort, reprit sa forme humaine, pantelant.

Les rares fois où j'avais autant souffert, je les avais oubliées. Sous le grognement de la douleur, je parvins toute fois à faire tomber l'homme de la vigie et je me retrouve sur cette minuscule plateforme, toujours sous les tirs de l'ennemi, à peine caché contre le mat et le bras en sang. Ca pisse comme pas permi. Bon sang, Shabaji... où es-tu? Je vais avoir quelques minutes de répis ici, le temps qu'ils décident de remonter à la vigie. Il me faudrait un sabre pour couper les cordages, mais cela m'exposerait aussi au feu ennemi. Tant pis. Avec un cri de douleur, j'ouvre tout de même ma veste pour récupérer mon couteau et rampe jusqu'à la manœuvre qui tiens le filet pour grimper aux huniers. Ca ne sert peut-être pas à grand chose dans une situation d'abordage, mais au moins, ça va me faire gagner un peu de temps... pour reprendre des forces et retirer cette balle... ou bien attendre que ma capitaine vienne me sauver... une fois de plus.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mer 14 Juin - 22:56

Ne marche pas sur MES plates-bandes


J’attends. Ce ne sont que des secondes, peut-être que deux minutes au maximum, mais c’est tendu. Garder la distance entre les deux navires s’avère difficile… on va forcément y laisser des plumes. Tant que nous survivons, ça ira bien. Les messages passent rapidement du pont à la cale, et on m’infirme que ENFIN les canons sont prêts à tirer au cas où. Je lève le museau vers le ciel et cherche du regard mon ami corvidé. Il doit être partie surveiller les autres navires je suppose. Je continue de manœuvrer et surtout j’ai besoin de réfléchir à comment attaquer. Dois-je donner le premier coup ? Dois-je attendre de voir s’ils abandonnent ? Je ne sais pas. Un bruit attire mon regard, et je vois une boule plumeuse aller vers les doubles-boulets… deux boulets de canon reliés par une chaine solide. Je hoche la tête en signe de contentement. Nous nous comprenons d’un regard : ceci sera la première arme à être utilisé. Je siffle, et pointe l’arme de la main. Les visés comprennent et charge le tout. Nous avons le droit à deux tires, et si Zötli dit que c’est le choix à prendre, je lui fais confiance. Surtout qu’il a pu voir l’ennemi en face. Et le voilà déjà repartie vers l’autre bateau ! Il ne perd pas de temps, c’est bien.

Nous voilà à porter de tire de l’énorme galion, et je peux dire que peu importe qui c’est, s’il nous attaque nous répliquerons en masse. Le messager ralliant le Sunrise au Blueberry par signes revient vers moi, pour me confirmer qu’ils sont prêt eux-aussi, et que ça n’attend que les premiers mouvements pour agir. Parfait. Je vois que ça s’agite sur l’autre navire, apparemment certains sont en désaccord avec le capitaine. D’ailleurs celui-ci nous balance une menace en hurlant. Pff… Je ris et moi-même cris à son attention.

- ON NE CÉDERA PAS ! PARTEZ DE NOTE CHEMIN ! LA MER ET L’OCEAN SONT AMIES DES PIRATES, ET PAS DES PIEDS PLATS DE VOTE GENRE !


Ça continue de jaser chez eux, je me demande bien pourquoi mais j’ai pas du tout le temps de m’y attarder. Surtout que… je reporte mon regard vers le ciel, et sur les barres du navire non, il n’est plus là. Il sait qu’il doit toujours revenir vite, pour se mettre à l’abri dans la cabine, ou tout du moins rester à proximité pour ne pas risquer trop sa vie. Il n’est pas un combattant. Je me tourne, ignorant complètement mon ennemi durant cet instant.

- va parler à la vigile et demande à ce qu’il repère Zot. Nous n’allons pas tarder à devoir attaquer et je le veux en visuel ! Ha et la progression de l’autre navire aussi.

La dame est une ailée, et elle file en haut du mat. Je voulais attendre mais le capitaine hurle sur son équipage, en disant que la superstition c’est pour les faible, enfin pour résumer. Hoo, eux ils ont vu un corbeau et ça les gênes. Je comprends mieux l’idée de Zot… ha, enfin elle revient. Elle m’indique alors une nouvelle terrible : Zot est prit par le bateau ennemi, qui se rapproche de nous dangereusement vite. Je dois faire un choix et vite. Et je l’ai. Je lance le signal au Sunrise et celui-ci attaque en premier, tandis que je vais au devant de ma cible devenu principale… Ces enflures touchent à mon équipage… Plus encore ils s’en prennent à mon meilleur ami. Je vais les crever, les assassiner, les massacrer. Galion et Sunrise s’occupent mutuellement, et je file lancer mes boulets sur l’ennemi kidnappeur. Les deux en plein sur le mat et dans la coque. Nous nous approchons toujours plus, jusqu’à ce que nous soyons même trop proche pour avoir les cannons capable de tirer sans causer des dégâts à nos propres navire. C’est partie pour l’abordage. Je hurle.

- ZOT ! OU T’ES ?

J’attends un signe de sa part, n’importe quoi, et pendant ce temps je me défends et déverse ma rage sur ces abrutis de matelots… et je comprends alors de qui il s’agit. C’est MOI qui ais leur chef ! Et ile veulent le récupérer ! Je leur donne un bon point malgré leur incompétence : ils tiennent à leur boss. Un membre de mon équipage me sauve la mise en tranchant la gorge d’un des types sur moi, et je lève la tête. Il est là-haut ! Je grimpe sur un cordage en escalier et commence à escalader.

- J’ARRIVE !

Une fois en haut, enfin, je découvre mon pauvre ami en sang, blessé au bras, et je me mords la babine. Je le prends contre moi et regarde sa plaie. C’est moche, un coup à finir bien infecté ça. Je sors mon arme à feu et tire sur un des gars qui m’a suivit jusqu’ici, puis reporte mon attention sur lui. Je jure que je vais vraiment, mais alors VRAIMENT me donner à coeur joie sur TOUT les prisonniers potentiel que nous allons faire. Un à un à l'eau!

- Mon ami… Tu peux bouger ?  Si oui, garde mon revolver, si non reprends forme animale et je te loge dans ma veste. Dans tout les cas, je te ramène à ma cabine !

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Jeu 22 Juin - 18:36

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


Sur la plateforme de la vigie, je grognai. La douleur dans mon bras se propagea dans tout mon torse, ça brulait juste sous l'épaule, j'avais du mal à bouger les doigts de la main. Et l'autre con qui continuait à tirer sur moi, j'étais obligé de rester tout contre le mat, sinon je me prenais une décharge de tromblon. Je maudissais ces marins d'eau douce. En bas, je les entendais ricaner, recharger leurs pistolets et me viser avant de presser la détente. Pourquoi est-ce que j'avais décider de voler jusqu'à ce navire. Le Blueberry avait suffisamment à faire avec le Galion, j'aurais du rester sur le pont du Blueberry, avec ma Capitaine... Bon sang, Shabaji... Où es-tu? Je devrais être en bas, pour la protéger, je ne devrais pas rester là, je rampe, malgré le déluge de plomb vers le rebord de la vigie, je vois la jolie rouquine débarquer sur le navire et me chercher, crier mon nom. Mais si j'ai reçu une balle dans le bras, mes cordes vocales ne semblent pas vouloir fonctionner. Alors j'attrape la première chose qui me tombe sous les doigts. Le sabre de la vigie. Je prends l'arme et visant (bien, j'espère), je le laisse tomber. Ce dernier se plante dans le bois du pont, juste devant Shabaji qui lève la tête et me voit. Elle arrive, elle arrive...

Je n'avais plus d'arme, alors quand j'entendis les drisses crisser sous le poids de quelqu'un qui grimpait le cordage, mon sang se figea. Non, je n'allais pas pleurer comme une fillette. J'allais coller un bon pain en plein dans le nez du premier visage que je verrais. Ca se rapprochait. Malgré la douleur au bras, je n'y serais pas allé de main morte. Je serrais mon poing de toutes mes forces. mais au lieu de voir un visage, ce fut le museau puis la gueule de ma Capitaine qui surgit. Je poussais alors un soupire de soulagement. Je n'étais pas assez méchant pour coller des pains à tout va. J'en avais donné un y'avait quelques jours, cela était plus que suffisant. D'un saut lest, elle grimpa sur la plateforme, vérifiant ma blessure. Ce n'était pas vraiment handicapant et ce n'était qu'au bras. Je pouvais encore marcher. Mais le seul soucis était les tirs des marins encore sur le pont. Elle me refila son arme. Si je rêvais de me fourrer dans son corsage, la transformation aurait été trop douloureuse. Alors à regret, je niais du chef.

Il fallait désormais faire le chemin inverse. Heureusement que les hommes de Shabaji nous couvraient mitraillant le navire de boulets de cannons. Ca pleuvait tout autours de nous. Et mieux valait ne pas regarder derrière parce que jamais on aurait osé descendre les cordages. Moi dans mon malheur, je m'étais brulé la main en glissant et me rattrapant à la code. Mais on réussi tout de même à mettre pied sur le pont du navire ennemi. Je protégeais ma Capitaine de son pistolet. Je n'avais que 2 coups mais je savais parfaitement tirer. Je récupérais un sabre aussi mais mon bras me faisait tellement souffrir que je dus le lâcher après avoir tout de même évincer un adversaire. Mais la Chance ne devait pas être de notre côté, car un lascar apparut subitement, pistolet pointé sur la poitrine de Shabaji. Elle tenta de riposter immédiatement, mais déjà il appuyait sur la détente et la déflagration fut tonitruante. Mon seul réflexe fut de pousser ma Capitaine violemment sur le côté. Et ce fut moi qui me prit la bille de plomb. A nouveau je sentis le sang, brulant et poisseux, en plein dans mes côtes. Je me raccrochais tant bien que mal au bastingage avant de quitter le navire ennemi pour retourner sur le Blueberry par la coupée du travers, mise pendant l'abordage.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 27 Juin - 21:12

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Les coups pleuvent mais je ne craints rien. Mes compagnons me protègent, et je suis vive. Lorsque j'arrive enfin en haut de la vigie, il semble comme un peu soulager. Je lui souris et regarde sa plaie si laide. Il ne peut pas se transformer à nouveau en oiseau, malheureusement pour la pratique de la chose. Je le prends contre moi. J'ai peur pour lui, je n'ai pas envie de le perdre. Il est celui qui me comprends, celui qui me soutiens, celui qui sait comment je vais à l'intérieur même quand j'affiche le contraire. Il est... ma vérité.

- tiens bon. Je t'interdis de mourir ok? ordre de ta cap'taine.

Je l'aide à le soulever et lui donne mon arme à feu. Je garde mon sabre avec moi et nous descendons. Il fait une chute, je cris son nom en essayant de le rattraper... ouf! il a su attraper la corde! Il va me faire avoir une crise cardiaque! Je le rejoins en bas et transperce le coeur du premier ennemi qui passe, ce qu'il m'expose à son collègue. Et là tout va vite. Si vite. Trop vite. Je me penche sur le côté, espérant esquiver le côté coeur lorsqu'il tirera... mais mon impulsion fut bien plus forte... Je me retrouve au sol, mais me redresse vite. je comprends alors pourquoi je suis tombé plus rapidement que prévu sans être touché... Zot vient de se prendre la balle à ma place! Je décapite l'homme qui a osé et l'aide à se redresser, l'aide à marcher plus vite.

- ÉQUIPAGE! CERCLE!

Et trois de mes hommes se placent autour de nous pour nous protéger. C'est une technique que nous avons mis en place à bord : si un est trop en danger, les autres rappliquent. Je cultive l'esprit de famille entre mes matelots, pour qu'on se voit comme frères et sœurs, et non comme patron et employé. ça nous a permis de perdre beaucoup moins de personne... même si cela nous déchire plus à ce moment. C'est un prix à payer. Chaque capitaine à sa technique après tout. Je soutiens mon pauvre ami et enfin nous arrivons à la passerelle! je le lègue au medecin de bord et retourne sur le navire ennemi, le sachant entre bonnes mains. Là, je m'expose. Je deviens l’appas, pour que nos tireurs puissent achever le plus de putains possible. Je me défoule contre ses saltimbanques incapable de se diriger eux-même. C'est pas mon équipage qui sans moi serais pas capable de gouverner et défendre mon rafiot! Je donne un coup de pied dans la tête de l'un, un coup de poing dans l'entre-jambre de l'autre, et avec tout le monde qui arrive par vague, nous finissons par les épuiser, puis les éliminer tous. Je suis couverte de plaies, essouflée, et je boite... mais je suis vivante. Et pas trop sévèrement touchée. Je boite jusqu'à mon navire, et ordonne la fouille complète du navire vaincu, avant de me diriger vers mes blessés. Je les regarde, les encourage et finis par arriver auprès de mon favoris, mon meilleur ami. Je m'assois à côté de lui et caresse sa joue.

- Il va s'en sortir?
- difficile à dire cap'taine. Ils l'ont bien touché.
- Donne tout ce que tu as sur lui.
- j'ai réussis à retirer les deux balles logées en lui, plus qu'à attendre qu'il soit en état. Je lui est interdit toute transformation en animal, même partiel : ça rouvrirait les points de suture.
- bien... Laissez moi seul à seul avec lui. Ha et vous le changerez de place pour l'amener dans mes quartiers. Il y sera plus calme. Je suppose qu'il n'a pas était facile à gérer hein?


Je ris un peu et le doc s'en va avec une moue significative de ce qu'il a du faire pour parvenir à garder Zot tranquille durant l'opération. Non, il n'a pas prit la peine de venir voir mes blessures, car je ne le lui ai pas demandé de le faire. Il sait que je demande si j'ai besoin de lui, et donc qu'il n'a pas à me proposer, et là j'ai plus important. Une fois en tête à tête avec lui, je me cale un peu mieux et le regarde dans les yeux.

- ça va aller, mon petit ange noir. Tu vas t'en sortir. T'es costaud. Comment tu te sens?
lumos maxima



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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Lun 3 Juil - 10:31

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.


- Je fais ce que je peux...

P*tain, faut vraiment être con pour faire ça! Ecroulé au sol, ma cage thoracique pissant le sang et tout mon corps brulant de fièvre subite, je me maudis. Faut vraiment être con pour se prendre une balle comme ça! Pourtant, je sais que Shabaji est résistante, costaude et forte et que cela ne serait pas la première fois qu'elle mange du plomb, mais là, non, c'était instinctif, il fallait que je la protège, il fallait que je lui fasse éviter cette put*in de balle. Je le devais. Pourquoi? Parce qu'elle était MA Capitaine, MON espoir, MA vie. Sans elle, je ne sais pas ce que je pourrais faire. On a fait les 400 coups ensemble, j'en ai entendu de ses histoires, je l'ai vu sous toutes ses coutures, en colère, nue, heureuse, habillée, triste, endormie, fêtarde... Mais morte? Jamais et je ne le veux pas. Elle n'a pas le droit de mourir. Alors oui, je l'ai poussée, et j'ai pris sa place devant le canon du pistolet. La morsure de la douleur est cinglante et implacable. Elle me rappelle à quel point faut être con pour se manger volontairement du plomb. J'entends à peine l'ordre donné par la rouquine. J'ai les oreilles qui bourdonnent, j'ai la vue qui se brouille, j'ai du sang qui remonte dans ma bouche. Merde, la balle a dû traverser le poumon... Ca va faire un mal de chien, ça. On m'aide à traverser la coupée.

Je finis dans les bras du médecin, un bon grand gaillard qui en a coupé des jambes pour des os cassés, gangrénés ou infectés... Je ne veux pas. J'aime pas les médecins. Avec le peu d'énergie que j'ai, je me débats, mais je suis maintenu sur la civière de fortune. Cap... Capitaine! Shabaji! Je... Je veux retrouver Shabaji. Je dois la protéger, c'est mon boulot, c'est... ma destinée! Bouge pas comme ça, garnement, tu vas te faire mal! Oui, aux yeux du médecin, je ne suis qu'un petit garçon qui gigote. Et cela ne manque pas, la douleur dans mon bras est telle que je hurle à m'enrailler la voix et à me bruler la trachée. Mais je me débats toujours autant, je veux retourner coute que coute auprès de la renarde. Zot, j'te jure que si tu bouges encore le petit doigts je te coupe tout le bras. La menace est immédiate alors que je le vois se saisir d'une large scie. Je me calme instantanément. Qui dit bras diminué, dit ne plus jamais, jamais pouvoir reprendre forme animale et ça... ça c'est ma pire souffrance. Je ne bouge plus, laissant un regard terrifié sur le médecin. Je suis totalement tétanisé, c'est de la terreur qu'on lit sur mon visage. Je ne veux pas qu'on me coupe les ailes. La forme humaine n'est que... enveloppe, je suis un corbeau moi! Je ne veux pas qu'on coupe mes ailes! Qu'est-ce que je deviendrais? Alors que le médecin tripatouille la blessure pour faire ressortir les balles, je reste immobile, la douleur me fait perdre l'espace d'une seconde conscience, mais je garde les machoires closes, pétrifié comme une statue de peur qu'il ne mette sa menace à exécution. Il grommelle comme quoi je suis bien trop stressé pour pouvoir faire du bon boulot, mais c'est trop tard, le mal est fait et je ne le verrais plus jamais de la même manière. Mon coeur s’accélère à chaque fois qu'il approche un objet ressemblant à une scie ou à un couteau de mes plaies. Finalement, il observe ce qu'il a fait avant de bander mes flancs et mon bras.

Finalement, Shabaji revient, en sang, les traits tirés. Elle est blessée et personne ne s'en préoccupe? Je tente de me redresser, mais sa main m'en empèche et je me rappelle trop bien ce qu'à fait le médecin, surtout ce qu'il a dit, alors je reste immobile, mon regard terrifié se posant sur le doc. Je ne veux pas qu'on coupe mes ailes. Je ne dis rien, ne fais rien, jusqu'à ce qu'on me porte dans les quartiers privés de la Capitaine et le doc disparait de ma vue. Je soupire, la terreur disparaissant de tout mon corps. Là, il ne peut plus me couper quoi que ce soit, alors j'expulse tout l'air de mes poumons et me redresse prenant la rouquine dans mes bras et la serrant de tout le reste de mes forces. Tu es blessée, j'aurai jamais dû te laisser toute seule! Je n'étais pas là pour te protéger! Pardonne-moi d'être aussi faible! Je ne voulais pas, s'il te plait, pardonne-moi, pardonne-moi. Je ne sais pas combien de temps je reste là, avec Shabaji dans mes bras. Tu es blessée! Et personne ne s'est occupée de toi! Laisse-moi faire! Sans attendre plus longtemps, ni sans rester immobile plus longtemps, je me lève et vais chercher sur la table un baquet d'eau et un linge propre pour revenir auprès de ma capitaine. C'est à mon tour de prendre soin d'elle, malgré la douleur dans mon bras qui me vrille le cerveau. Je m'en fiche, je ne veux pas qu'elle souffre.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 23 Juil - 15:12

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Mon pauvre ami à plume semble totalement appeuré de tout ce qui vient de nous arrivé. A peine à l’abri dans mes quartiers,  cependant, il se détend et file contre moi et me… fait un… câlin ? Wow. Jamais il ne me fait de câlin, enfin si mais pas sous sa forme humaine. Je réponds, un peu maladroite et souris du coin des babine, retenant mon couinement. Il sert fort le bougre ! Il ne cesse de s’excuser, encore et encore, et je … mon cœur bat un peu plus vite… Je ne comprends pas vraiment pourquoi mais j’aime le sentir dans mes bras, le voir s’inquiéter autant pour moi mais sa voix, pourtant roque et alourdit du fait qu’il ne parle jamais… J’apprécie. Je lui caresse les cheveux.

- Tu m’as sauvé la vie deux fois en peu de temps, crois moi mon ami, tu es pardonné. Et puis j’suis pas une algue sèche ! Je sais tenir les coups boule de plume.

Il s’écarte alors et me force à m’asseoir. Je ris un peu et le laisse faire tout simplement. Je retire mon haut, mes bottes et mon pantalon, exposant toutes mes blessures qui tâchent mon pelage blanc, roux et noir. Je regarde moi-même tout ce que j’ai encaissé et me sens plutôt fière de moi. Je garderai peut-être des cicatrices sous mon pelage qui sait. Le passage d’un sabre à ma cuisse droite, une balle qui m’a arraché un bout de peau à ma taille sur la gauche, ma gorge portant les traces d’un colar que j’ai arraché… Le reste ne sont que des plaies qui ne partiront jamais : elles sont là depuis des années déjà, de quand j’étais enfant… quand on m’a arraché à ma famille… Au final c’est ce qui fait que je suis à la tête de ce navire, et qui m’a endurcis face à la vie. J’ai parfois presque un petit regret de l’avoir tué, l’ex-capitaine de ce bateau, mais les lois pirates sont claires. Si tu veux l’équipage et le bateau, tu dois en tuer le capitaine à la loyale. Et je l’ai fais.

Je sort de mes pensées au contacte de l’eau sur mon pelage et, silencieuse, observatrice, calme, je regarde mon petit Zötli qui est en faite un peu plus grand que moi, frotter mes plaies avec un teint pâlot, et son bras qui tremble. Je le laisse faire un peu, pour sa fierté, pour le laisser tenir ses mots, puis me lève et passe ma main sur ses cheveux et sa joue. Ses joues ont aussi des cicatrices, mais … je trouve que ça le rends encore plus unique, et bel homme. Je lui souris gentiment.

- Aller ça suffit mon grand. Je t’assure que je vais bien, un bandage et dans quelques jours ça sera guérit.

Je prends son bras et masse au niveau de son épaule, pour tenter de soulager la douleur plus bas.

- Toi par contre ça sera plus long. T’as pas l’habitude petite tête.


Je relâche son bras et l’aide à se redresser pour l’emmener dans notre petite salle privée, et l’allonge sur les coussins.

- comme tu n’as pas de chambre, tu utiliseras cette pièce pour te reposer. Et pas de non ! pas de mais ! Je reviens.

J’ai repensé au pauvre Sunrise toujours engagé dans une bataille, mais ne doute pas des capacités de mon second navire. Je sors sur le pont avec la longue-vue et le cherche… le voilà. Il est en train de nous revenir, avec notre drapeau hissé sur le mat. Ils semblent contents. Je souris et me tourne vers le trio au mat encore en vie, enfin pour le moment.

- Alors ? Vous disiez ? "gnagna on va être libre gnagna vous allez crever" ... regardez donc votre bateau couler!

Je lui fou une baffe avec le télescope et retourne dans ma cabine en boitant un peu. Une fois au calme, je prends une bouteille de rhum classique, de bonne qualité bien entendu, mais pas de ma propre cuvée, puis rejoins mon ami sur les coussins et bois une rasade avant de lui tendre la bouteille. Je regarde le plafond, pensive.

- La prochaine escale se fera sur une autre ville de la côte, ensuite direction Aideen pour visiter un peu cette contrée. Là nous nous remettrons à cent pour cent de nos capacités… armes, canons, nous allons pouvoir tout recharger…


Je le regarde ensuite avec un grand sourire, fière de nos batailles, fière de son attitude.

- Le Sunrise est sur flot et victorieux, On a piller les richesses des deux navires, récupérer la majorité du trésor qui nous était destiné… Bon on a faillit tous crever et couler au fond maaiis… franchement… bonne journée nan ?

Je ris aux éclats, faisant évacuer tout ce stress, juste heureuse de ma victoire, et lui pique la bouteille pour boire à mon tour quelques gorgées, en savourant un peu. Je lève l’index, une idée me venant soudainement en tête.

- Et tu sais ce qu’on va faire demain soir, quand tout le monde se sentira mieux ? Une fête ! Ouaip ! On va rallier les deux navires et on va fêter ça. Et le clou du spectacle ? Nos prisonniers bien sure ! On va leur balancer deux trois truc dessus, en faire saigner un au dessus de l’eau pour ameuter des requins et parier sur quelle mort le prendra : requin ou saigné à blanc !  HAHAHAHAAAhahaa … hehehe.


Je soupire de soulagement, et me fiche des douleurs qui torturent un peu mes muscles en le faisant. Je lui chiffonne les cheveux en lui passant la bouteille.

- Zot, oublies jamais ça : si tu me refais le coup du « je me fais toucher à ta place » … et qu’en plus tu crèves… à ma propre mort je viens  te chercher par lap eau du cul et te le fais payer ! Capiche ?

Je le prends contre moi solidement. Il m’a fait bien peur quand même. Je serais devenu quoi sans mon zot ? Mon meilleur ami ? Mon confident ? Jamais on ne peut remplacer une personne comme ça. S’il meurt, plus de Shabaji et son Ombre, plus de confidence, plus de blagues rien qu’entre nous… Nous je ne supporterai jamais une chose pareille. C’est mon plus grand trésor sur toutes ces mers et terres réunis. Et personne ne me le prendra.


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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Ven 4 Aoû - 11:38

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.



Oui, oui, un calin. Je sais, je ne suis pas aussi expressif d'ordinaire, j'ai toujours cet air détaché, ce sentiment de m'en foutre complètement. Je sais. Mais j'ai failli perdre ma Capitaine, ma meilleure amie, ma... enfin, j'ai failli perdre Shabaji et jamais, jamais je ne me le serais pardonné. Je tiens bien trop à elle pour pouvoir ne serait-ce que "penser" la perdre. Alors oui, je ne me retiens pas. C'est plus fort que moi. Malgré la douleur lancinante dans mon bras (oui, je suis un douillet... mais je vous rappelle que je suis un oiseau, hein...), je me redresse pour aller chercher de quoi la soigner. Qu'elle se fasse passer pour la plus dure et résistante des pirates, j'm'en fiche, pour moi, devant moi, il n'y a que Shabaji, MON amie, ma... enfin, oui, mon amie. Elle se déshabille. Oh, pas complètement, mais, suffisamment pour me faire déglutir. Même si j'ai l'habitude de la voir sans grand chose sur le pelage, d'ordinaire, je n'ai pas des images... salaces qui me viennent en tête, quand je ne suis qu'un corbeau, mes pensées sont plus rationnelles. Mais aujourd'hui, je prends sur moi et prépare le baquet d'eau, un linge propre. Je m'active à nettoyer toutes les plaies que je vois, je retire le sang de ses poils avec la plus grande minutie, d'une main, vu que l'autre est bandée et plaquée contre mon torse. Ah comme j'aimerais retrouver mon apparence d'oiseau. Je ne me sens tellement pas bien dans cette peau humaine... Elle caresse mes cheveux, et le temps s'arrête, j'en ferme les yeux quand sa main finit sur ma joue. Les pensées salaces se transforment en idées libidineuses. J'ai tellement envie de...

- Aller ça suffit mon grand. Je t’assure que je vais bien, un bandage et dans quelques jours ça sera guérit.

J'ouvre les yeux, brusquement. Elle a raison, il faut... il faut que je me reprenne. Je hoche la tête, mais n'ose pas bouger plus. Une fois de plus, elle prend soin de moi. Je me rends compte à quel point je peux être un véritable boulet. Sans un mot, la fixant simplement du regard, je la laisse patrouiller mon épaule et je dois remarquer que ce petit massage improvisé me fait le plus grand bien, il calme la terreur que m'a infligé le docteur du bord et il calme également la douleur lancinante qui se propageait dans tout le reste de mon corps. Elle propose alors que je reste et me repose dans sa cabine privée.

- N...
- Et pas de non !
- M...
- Pas de mais !


Je garde donc la bouche close. Elle repart sur le pont et je m'installe dans les coussins, non loin de l'endroit où d'ordinaire je me pose, sur le rebord de la lucarne arrière, pour voir la mer s'étirer derrière le bateau. On a failli y resté aujourd'hui. J'ai pris une balle de plomb destiné à Shabaji. Même si beaucoup de pirate auraient vu là la tentation de prendre le commandement des deux batiments, une fois la Capitaine tuée, je n'ai pas pu l'imaginer, il a fallu que je m'interpose. Je ne veux pas devenir Capitaine, je ne veux pas commander un batiment, je veux juste être avec Shabaji. Patientant, je joue avec ma transformation, ignorant complètement les ordres du médecin à bord. Je n'ai pas l'habitude de rester trop longtemps comme un humain, alors je laisse mes doigts de ma main valide reprendre leur forme de plumes avant de leur rendre l'apparence de gros doigts que je trouve biscornus d'humain. A chaque inspiration, ils ne sont que cinq doigts malhabiles et alors que je soupire, ils deviennent des plumes magnifiques, noires et brillantes, légères et... Shabaji ferme la porte derrière elle et, surpris je ferme brutalement le poing comme si je cherchais à cacher ce que je venais de faire. Elle vient s'installer tout contre moi, apportant une bouteille de rhum. Je sors de derrière un coussin une autre petite bourse contenant d'autres gateaux chapardés dans la cambuse du Blueberry. J'avale, non pas une, mais deux grosses lampées de rhum avant de lui rendre la bouteille et de commencer à m'empiffrer de gateau. La rouquine est heureuse de sa journée, il n'y a que moi qui garde un air sérieux, silencieux. Elle propose alors une petite fête sur le bateau. Si cela peut faire plaisir aux marins du bord, pourquoi pas. Je n'aime pas trop la violence gratuite. Ce qui m'importe, c'est de protéger ma Capitaine. Elle joue avec mes cheveux une fois de plus et je tourne ma tête vers elle, son visage est si près que j'aurai envie de l'...

- Je recommencerais, Shabaji. Dès qu'on braquera une arme sur toi, je serais toujours devant.

Je n'ai pas peur de me prendre une remontrance, une baffe ou quoi que ce soit de Shabaji, parce qu'il s'agit, justement, de Shabaji. Mais je ne peux accepter le fait qu'elle meurt avant moi parce que ça prouverait que je n'ai pas réussi à la protéger. Oh comme j'aimerais redevenir corbeau. Ne plus devoir ressentir ces choses étranges que j'éprouve pour ma renarde. Je veux me nicher dans son cou, sur son épaule et... Je ne m'en rends pas compte mais ma main valide vient caresser son épaule dénudée.

Il n'y a que comme cela que je peux repayer ma loyauté. Je ne suis pas un bon marin, je suis fainéant, je suis faible, alors je continuerais. Je te protègerais... toujours.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Lun 14 Aoû - 13:48

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Il avait bien besoin d’un peu de boisson, les quelques gorgées qu’il avale semble lui redonner quelques couleurs ! Au fils de la discution, il reste tout aussi renfermé qu’à son habitude, mais ça ne me gêne pas : sa forme humaine le dégoute un peu, il n’y a jamais été à l’aise, mais bon il n’a pas le choix pour plusieurs jours. Sa main ? Bien sûre que j’ai vu qu’il faisait mumuse avec ses plumes. Mais bon, je lui laisse ça, tant que ça reste sur le bras valide. Puis vient le sujet qui fâche. Celui du « arrête de vouloir te suicider pour moi ». Mais ses arguments…

Mes oreilles tombent sur le côté et je me sens... surprise et flattée. Si j'avais été humaine, je crois que j'aurais rougie au niveau de la face. Il a un drôle de regard. Bourré d’émotion, de… tendresse ? Je perds la tête là, il est sensible et trognon, oui, mais il reste Zot, le corbeau sérieux mais affectueux. Ce genre de regard, d’expression de visage, n’existe pas dans son répertoire… Bon okay il est 90% de son temps, si ce n’est plus, sous sa forme animale donc c’est normal que je n’ai jamais vu ce genre d’expression sur lui. Ses mots me font un effet de… comment dire… de courant électrique ? Jamais on ne m’avait parlé comme ça. Ho, si, on m’a prêté serment, on m’a déjà offert des compliments, tant de manière sincère que de manière hypocrite, mais là il le dit avec une telle… un tel… je ne sais même pas comment le définir ! Passion ? Tendresse ? … Quelque chose que je ne connais pas et d’encore plus intense?

Je sens sa main sur mon épaule et je ne peux m’empêcher d’émettre un petit grognement. Pas agressif, non, j’aime ce contacte. Un grognement… content. Il se rabaisse un peu trop je trouve, il est fainéant et mauvais marin, oui. Mais il n’est pas faible et a du courage. Je soupire et pose ma main sur la sienne.

- Bien, je vois. Que tu me protège d’accord… mais pas de trucs trop suicidaires. Nous en reparlerons, boule de plume.


Je soupire et relâche sa main, et me laisse aller contre les coussins. Pourquoi mon cœur a battu un peu plus fort ? Je ferme les yeux et revois son regard sérieux et pétillant de la même couleur qu’un ciel de nuit nuageux… Ses cicatrices sur la joue… je sens sa main en fantome sur mon épaule… Je rouvre les yeux et fixe le plafond puis grogne et me tourne sur le côté. Bon sang qu’est-ce qui me prends maintenant. Je prends une grande inspiration et soupire, puis m’assois et avale deux grosses rasades de rhum. Je tousse un peu et regarde zot.

- Le doc t’as dis combien de jour en humain ?

Voilà que j’ai l’impression que ça me perturbe de le voir en humain maintenant. M'enfin, ce n'est que pour quelques jours et tout pourra redevenir comme avant. Mais donc ne plus le revoir en humain avant un bon moment. Rha! Faudrait savoir savoir cerveau! ça te gêne ou pas ses formes! Et puis qu'est-ce que je raconte moi! Zot, c'est Zot! Humain, Furry ou Animal, il est Zot et reste Zot! Je soupire profondément et somnole.

- ça fatigue quand même... aller viens là.

Mes oreilles retombent sur le côté alors que je l'attire contre moi et je ferme les yeux. J'ai pris l'habitude de dormir avec lui, comme un doudou vivant rien qu'à moi, alors humain ou pas humain ça ne changera pas. Je tente de trouver le sommeil, même si avoir sa respiration... son odeur est la même cependant. Je me détends et finis par faire abstraction de tout et... dormir...


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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Mar 15 Aoû - 11:36

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

Elle a un air tellement... Ah, je ne sais comment le décrire, mais... je donnerais cher pour être moi-même un animorphe de son espèce, comprendre ce que cette inclinaison de tête, ce "lacher" d'oreilles veulent dire. Mais je ne suis qu'un corbeau et j'interprête tellement mal les réactions... humaines, enfin, si on peut dire ça comme ça que je baisse les yeux. Je regarde la bouteille de rhum, je regarde les coussins, je regarde sa nuque, là où je me perche d'ordinaire, mais que ce soir, je ne peux pas, parce que je suis attrophié d'une aile. J'ai... mal... mal de ne pas pouvoir retrouver mon apparence. Mal de n'être qu'un humain ressemblant à tous les autres humains. Je sens soudain sa main sur la mienne et j'arrête mon geste brusquement. Elle ne veut pas, elle grogne même. Elle finit par retirer sa main, et je fais pareil de la mienne. Elle se tourne et je ne vois plus que son dos. Je soupire, quelque chose en moi se déchire, coule, m'inonde, je ne sais pas ce que c'est, je ne comprends pas. Alors je me tourne moi-même de mon côté, vers la lucarne et je regarde la mer. Mais bientôt, c'est elle qui bouge et je l'entends se redresser. Elle parle du docteur et mon sang se fige. J'en tremble de tous mes membres, ce qui accentue la douleur dans mes côtes et mon bras.

- Je... je sais pas... C'est à peine si j'arrive à parler. Le médecin de bord m'a foutu la peur de ma vie. Non, pire que ça, je n'oserais plus jamais l'approcher. Je... je veux pas savoir. Je repousse l'idée de retourner le voir pour lui demander, je ne peux pas, je ne peux pas, plus jamais. JAMAIS. Je le saurais quand je le sentirais.

Je ne veux pas lui dire, lui avouer que le doc me terrifie, je baisserais dans son estime et ça, c'est pas possible. Alors je préfère ne rien dire, me terrer dans le silence et subir les propos du médecin de bord en les gardant rien que pour moi. Et voilà qu'elle me dit de venir tout contre elle. J'hésite, mais je ne résiste pas et me tourne pour la prendre dans mes bras. Enlacés dans les bras de l'autre, on arrive à s'endormir, malgré les pensées que me tambourinent le crane et l'envie de rester toujours ainsi, d'arrêter le temps et de ne plus imaginer quoi que ce soit. Juste elle et moi, moi dans ses bras, elle dans les miens. Je ne mets pas longtemps à m'endormir. je suis tellement bien.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

J'ouvre les yeux. Il fait nuit noire. Pourtant, la lampe dont la bougie éclaire l'intérieur de la cabine privée de Shabaji, éclaire suffisamment pour voir où je suis. Toujours dans ses bras. Du regard, je redessine les courbes de sa silhouette. Ma main qui entourait sa taille, glisse lentement, caressant sans vraiment le vouloir ses hanches. Mes doigts glissent sur son ventre. J'ai soudain très chaud et comme si je m'étais brulé, je retire ma main. Je me redresse, en faisant attention à ne pas la réveiller. Ca... ça ne peut pas continuer. Je... Je ne dois pas... Bon sang, pourquoi est-ce que ça m'arrive? Je ne comprends plus rien. Je n'ai pas souvent compris ce qui pouvait me traverser la tête quand j'étais sous ma forme humaine, mais je... mais là, c'est quand même très fort, mon coeur se met à bouillir quand je lève les yeux sur Shabaji et il se tord quand elle n'est plus là. Pourquoi? Je m'écarte de la montagne de coussin pour m'assoir près de la lucarne là où je me poste généralement quand je ne suis qu'un oiseau. Je pose ma main sur le carreau afin de calmer cette drole de chaleur qui me prend. La mer paisible calme également mon esprit. Ma main valide reprend sa métamorphose, c'est plus fort que moi, je n'aime pas cette carapace d'humain. Cette fois-ci, tout mon bras reprend son apparence d'ailes aux plumes noires, mais quand je sens que la transformation arrive au torse, cela tire mes chairs et mon aile redevient bras, une fois de plus. Je soupire. Le front contre le carreau, j'attends les heures et les secondes.

L'aube ne tarde pas à se lever et doucement, afin de profiter des quelques instants supplémentaires, je retourne dans les coussins, reprenant ma place dans ses bras et elle dans les miens. Malheureusement ma main traine sur son ventre et refuse de s'en faire déloger. La chaleur subite, venue de nulle part inonde tout mon visage, tout mon être. La renarde bouge une fois de plus, elle va se réveiller et cette main qui refuse de bouger. Mes doigts se serrent sur le pelage de ma Capitaine. Je tourne ma tête, apeuré que ce geste mette fin à... à quelque chose et je vois qu'elle ouvre les yeux. J'ouvre la bouche pour m'expliquer, dire... je ne sais pas quoi, mais dire quelque chose. Finalement, j'arrive à m'arracher de ses bras et me redresser brusquement. Je me cogne dans une poutre basse tellement je ne regarde pas où je vais.

- P... pa-par... pardon, S-Shabaji, je... je... je ne... voulais pas. J... J-J-Je... J'inspire un grand coup. Je vais voir où en sont les gars pour la fête de ce soir.

Mouai... mauvais le mensonge, mais je n'ai trouvé que ça. Le seul soucis c'est qu'au lieu de pousser la porte pour sortir, je tente de la tirer et donc forcément... elle ne s'ouvre pas. Je panique. Voilà, c'est foutu, je panique! JE PANIQUE! Qu'est-ce que je dois faire? QU'EST-CE QUE JE DOIS FAIRE? Véritable oiseau pris au piège je m'acharne sur la porte, tentant de faire abstraction du reste, et je ne vois pas à quel point la situation est assez ridicule. KESSEUJEDOIFAIIIIIRE?




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 27 Aoû - 20:03

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Il n’a jamais su me cacher des choses. Son odeur de stresse à peine ai-je prononcé le mot ‘Doc’ montre bien qu’il a quelque chose contre lui. Faut dire, Doc est quelqu’un de très cru face à ses malades et blessés, quitte à faire des menaces pour que l’autre se tienne tranquille ou prenne le putain de médicament dégelasse. Mais je n’ai pas cœur à l’embêter sur ça, j’irai juste le demander au médecin lui-même.

Le sommeil, quoi de mieux pour se remettre n’est-ce pas ? la jeune pirate rêve de batailles victorieuses, de trésors, d’une vie sans ennuis, et d’un homme à ses côtés. Elle sourit dans son sommeil, le rêve prend une autre tournure. Quelque chose d’agréable caresse son ventre, et elle se surprend à aimer ce contacte. Le ventre, une zone sensible aux papouilles chez son espèce, après tout. Mais quelque chose la tire peu à peu du sommeil… non plusieurs choses… les rayons de l’aube sur ses paupière et une drôle d’odeur… c’est…

Je prends une inspiration et entrouvre les yeux. Une odeur de peur règne dans la pièce… pourquoi ? Et qu’est-ce que j’ai sur le… Je sursaute et ouvre grand les yeux. Zötli vient de retirer sa main qui était sur mon ventre et de se relever si brusquement qu’il s’en cogne violement l’arrière du crâne. J’en grimace autant que lui. Bon, déjà, j’émerge, parce qu’un sommeil si doux suivis d’un réveil si brutal, c’est dure à faire. Je me masse les tempes, en tailleur, avant de regarder avec un haussement de sourcil mon ami… qui est complètement paniqué et tente d’ouvrir la porte en la tirant… Je me lève en prenant mon temps et l’éloigne de la porte.

- Zot. ; Je prends la poignée de porte, l’abaisse et ouvre en poussant, tout en le regardant dans les yeux ; cette porte s’ouvre pas en la tirant…

Je ris un peu, c’était quand drôle de le voir complètement paniqué pour une bête porte ! J’ai tout remis en tête, toute cette situation. Mon ami corbeau avait sa main sur mon ventre pendant que je dormais, mais à mon réveil il a était surpris et a paniqué pour sortir. Je fais le lien avec ma fin de rêve qui était hyper agréable vis-à-vis d’un contacte … alors c’était lié à du vrai. De nouveau mes oreilles penchent sur les côtés et je m’éclaircis la gorge. Je cesse de rire et le regarde… enfin plutôt le mur. J’aurais du me douter qu’il serait partie à peine la porte ouverte vu son empressement. M’enfin, sur un bateau de toute façon il ne va pas aller bien loin. Je sors de ma zone de confort après avoir ouvert la fenêtre pour aérer le lieu. Je me sers un petit casse croute du matin dans mon bureau, et m’habille à la normale. Je ne vais pas mettre H24 ma tenue de capitaine non plus ! J’fais ce que j’veux. Je fais le tour du navire, comme chaque jour de ma vie, pour m’assurer que tout le monde se remets, y compris les blessés. J’en profite pour parler avec le médecin : dans deux jours il pourra tenter la transformation complète, mais ne pourra pas voler. Parfait ! Quand je reviens sur le pont, je remarque que le Sunrise a déjà été rattaché au Blueberry pour la fête, et mon bras droit me rejoint. Il n’a qu’une mauvaise nouvelle. Nous avons deux morts.

- qui étaient-ils ?
- des matelots, engagés récemment.
- Comment étaient-ils à bord ?
-vif et avec un bon esprit.
- alors préparons d’abord le rituel de deuil, puis nous fêterons notre victoire.


Les ordres sont donnés et pendant qu’on s’affère à préparer deux boites pour les cercueils, je cherche mon ami pour qu’on s’explique. Il y a quelque chose qui ne va pas depuis qu’il est sous sa forme humaine. Et il va bien falloir qu’on calme au moins les tensions ! Je finis par soupirer et cris.

- ZÖTLI ! J’AI A TE PARLER. VIENS !

J’attends, en évidence sur le pont de mon navire. Enfin le voila. Je croise les bras et lève le museau vers lui, avant de me diriger vers ma cabine. Je sais qu’il me suit, je n’ai pas besoin de me retourner pour le savoir. Une fois dans la pièce, je referme la porte et m’assois derrière mon bureau, l’invitant à s’asseoir dans le fauteuil en face. Je prends une grande inspiration et commence.

- Mon ami… ma boule de plume… Je sais que pour toi c’est très dure de rester sous ta forme humaine. Tu la détestes. Mais le fait que tu paniques et me fuit, ou me touche avec un regard si… enfin c’est… c’est doux mais perturbant… c’est difficile de supporter ça. ; Je lui souris ; J’ai vu notre médecin de bord, et tu en a que pour deux jours. Tu pourras redevenir corbeau mais pas encore voler. Mais pour deux jours… Il faut qu’on parle de ton comportement.

Je le regarde dans les yeux, avec sérieux.

- Zötli. Pourquoi, près de moi, tu agis avec autant d’angoisse ? Je te fais peur maintenant ?




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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Jeu 31 Aoû - 11:09

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

La nuit, au final, si elle est passée trop lentement contre la lucarne, elle a été bien trop rapide dans ses bras. J'aurai préféré que la nuit dure éternellement comme ça, mais voilà. Elle se réveille et je m'arrache de ses bras, bien trop rapidement. Je perds à moitié l'équilibre et me cogne la tête. Je me frotte le crane, mais la douleur est tenace. Puis, c'est le moment de paniquer quand je vois que je suis tout enfermé avec Shabaji. Surtout que dès que je la regarde, j'ai des étincelles qui éclatent et un feu qui me brule de l'intérieur. J'ai besoin d'air, je n'arrive plus à respirer. J'm'acharne sur c'te foutue porte qui veut pas s'ouvriiiiiir!

C'est Shabaji qui calme la situation, posant une main sur les miennes, ce qui me pétrifie instantanément. Elle a ce... pouvoir d'apaisement. C'est... c'est compliqué. Elle me rend tout... bizarre, je ne sais pas, je ne comprends pas. Elle peut m'affoler comme me calmer, je ne sais pas ce qui se passe avec... mes sens, mes... émotions. Pourquoi c'est tout mélangé? Mais je ne cherche pas à répondre à ces questions, car dès qu'elle ouvre la porte, je suis déjà dehors, loin de cette source de pure chaleur. C'est trop pour moi, il me faut de l'air, j'en ai terriblement besoin. Je grimpe sur le gaillard avant, et descend, le long des cordages sous le beaupré. Là, y'a personne, y'a que la figure de proue et personne pour m'embêter. Je ne suis pas un marin, je sais que je devrais travailler, pour gagner ma pitance. D'ailleurs, j'ai horriblement faim sous cette forme humaine, mais je me retiens, je laisse mon estomac gargouiller. Encore une fois, je me perds dans mes pensées laissant mon bras se transformer, mes jambes, ma tête. J'm'en fous du docteur, il ne peut pas me voir, alors je fais ce que je veux. Je sens déjà que mes sens redeviennent animaux, plus basiques, plus terre-à-terre, moins... humains. Mais dès que la métamorphose arrive au torse, ça fait trop mal et je soupire.

- ZÖTLI ! J’AI A TE PARLER. VIENS !

Je n'hésite pas une seule seconde. Même si je sais que sa vue va me faire tout drole, qu'il va se passer des choses que je ne maitrise pas et que je vais me remettre à paniquer, j'obéis, comme j'ai toujours obéis à Shabaji. Je grimpe rapidement sur le bastingage et retrouve ma Capitaine sur le pont principal. Elle croise les bras. Bon sang, c'est sérieux. J'aime pas ça. Pourquoi j'ai la désagréable impression qu'elle va me... renvoyer. Je ne sais pas. En plus, elle s'éloigne vers sa cabine et je la suis. Quand elle me prend à part comme ça, ou qu'elle prend un marin en privé, c'est jamais bon signe. C'est presque désespéré que je regarde le Blueberry, comme si c'était la dernière fois que je le voyais et entre dans la pièce qu'elle a transformé en bureau. Je m'assois dans un fauteuil et attends. J'aime pas ça du tout. Je me sens tellement enfermé, privé d'air. Je suis claustrophobe je crois.

- Mon ami… ma boule de plume… C'est pas bon, ça... Ca sent mauvais... Je sais que pour toi c’est très dure de rester sous ta forme humaine. Tu la détestes. Ca... ça veut dire qu'il va falloir que je travaille. J'ai pas envie... Me mélanger à la gente humaine, c'est pas pour moi. Je suis un corbeau, bon sang... Mais le fait que tu paniques et me fuit, ou me touche avec un regard si… enfin c’est… c’est doux mais perturbant… Hein? Je... ne comprends pas. c’est difficile de supporter ça. Elle veut que je parte, c'est ça? Bah non, elle sourit. Je fronce les sourcils, totalement perdu. J’ai vu notre médecin de bord, et tu en a que pour deux jours. Mes épaules tombent brutalement, de dépis, de tristesse, d'absolue horreur. DEUX JOURS! C'est une torture... Tu pourras redevenir corbeau mais pas encore voler. Alors là... j'vais pas me gêner... Si elle croit que je vais l'écouter, ce foutu docteur de mes deux... Pas question que je reste sur ce raffiot avec un type qui veut me couper les ailes. J'irais sur le Sunshine et puis c'est tout. Mais pour deux jours… Il faut qu’on parle de ton comportement. Oh... merde... qu'est-ce que j'ai fait? Elle veut que je la quitte, c'est ça? Bon sang, je le savais, j'aurai pas du, pas du la... toucher. Je ne veux pas partir, je ne veux pas partir, jeneveuxpaspartir... Ca y est, je panique, je panique... KESSKEJEDOIFAIR? Zötli. AH NAN! PAS CA! JE VEUX RESTER! Pourquoi, près de moi, tu agis avec autant d’angoisse ? Je te fais peur maintenant ?

Encore une fois, après la panique, c'est le calme complet. Je ne ressens plus rien. Comme si... comme si avec seulement ses paroles en sommes toutes très étranges, elle avait réussi à me calmer. J'ouvre la bouche, pour parler, pour m'expliquer, mais aucun mot ne sort et je bafouille des sons sans queue ni tête. Finalement, je secoue la tête vivement de droite à gauche et vice-versa. Pourtant, mon regard dit plutôt oui. J'arrive toutefois à former une phrase, vaguement intelligible.

- Je... J-C'est... embrouillé... dans ma tête, je... ça fait... trop longtemps que... j'ai pas... dormi. Je suis... fatigué. Je ne sais pas... Je veux... Si... s-si tu veux, j'irai... sur le Sunshine... pendant les deux jours... Je... je veux pas... te mettre mal à l'aise. Je... Je ne sais pas ce qu'il m'arrive... Je... J'ai pas l'habitude... Comme tu l'as dit... J'aime pas être... comme ça.

Humain...




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 10 Sep - 13:52

Ne marche pas sur MES plates-bandes


Je cherche dans ma mémoire au plus loin que je puisse. Depuis ma rencontre avec lui, même le jour où nous avons accidentellement découvert qu’il était animorphe et pas juste un corbeau, il n’avait jamais agit avec autant d’angoisse. Lorsqu’il prend sa forme humaine, ce qui n’est arrivé que très rarement, il est toujours un peu mal à l’aise et parle très peu, mais là cela dépasse tout les records. Il empeste la peur et l’incertitude. J’écoute attentivement chacun de ses mots, et sa proposition d’aller sur le Sunrise n’est pas une si mauvaise idée que cela. Mais étant sa capitaine et meilleure amie… sa seule amie ?... Je me dois de réfléchir à toutes les possibilités. Jamais nous ne nous quittons. Sur les mers il reste à voler autour du navire, sur les terres il reste perché à mon épaule ou ne part jamais bien loin bien longtemps. Le Sunrise ne navigue jamais très loin de nous, certes… Je ne le réalise pas que maintenant, bien sûre, mais je suis vraiment extrêmement attaché à lui. Plus qu’à mon statut, autant qu’à ma propre vie. Et il est bien le seul qui ait ce poste. Même pour mon second, qui dirige le Sunrise, Je ne risquerai pas tout les dangers, alors que je le trouve très bon et signe de confiance.

Je m’adosse lourdement sur mon siège et songe à l’avenir. S’il ne combat pas son malaise intense et qu’il est amené à être de nouveau blessé de la sorte, ou même encore pire que ça, il finira par changer aussi dans son attitude de base. Il faut qu’il s’endurcisse sur ce point, sinon cela pourrait bien devenir un handicap pour l’équipage, sur le long terme. Une idée me traverse l’esprit pour la situation actuelle, ainsi qu’une pour après qu’il soit soigné. Je vais l’entrainer à cesser d’avoir en horreur son aspect humain, mais pas avant qu’il ne soit guérit et remis psychologiquement. Je souris et m’assois de nouveau droite sur mon siège.

- Je te propose plutôt qu’aujourd’hui nous fassions la fête. Tu sais, ce vider l’esprit… tenter de rire et de boire jusqu’à être saoul… Et à partir de demain, tu iras sur la vigie. C’est un point haut, éloigné de la foule du navire et très calme. ; Je souris un peu ; je sais que tu n’aimes pas ta forme humaine… Mais dis-toi que tu es chanceux de pouvoir choisir. De pouvoir te métamorphoser sur les trois formes que la nature offre aux animorphes… et ça sans souffrir de la métamorphose !

Je soupire sans lacher mon sourire et me redresse sur mes jambes pour venir passer ma main dans ses cheveux noirs. J’ai un frémissement. Je ne sais pas pourquoi dès que je le touche ça me fait ça depuis qu’il est sous cette forme… Puis je vais à la porte et lui adresse un dernier salut de la main.

- N’oublie jamais que je ne t’abandonnerai jamais, ma boule de plume.

Je sors et rejoins les autres pour les préparatifs de la fête de ce soir mais aussi les funérailles des deux mousses. Les tonneaux sont montés, la nourriture est préparée, et les cercueils sont installés. Je grimpe sur la barrière du pont, chapeau en main, autre main sur le pommeau de mon arme. Tout le monde est présent, et les corps sont dans les boites ouvertes. Je prends une voix claire et forte.

- Nous avons eu une bataille acharnée, contre deux ennemis, et beaucoup on été blessés… mais deux d’entre nous en sont décédés. Ils étaient jeunes, mais on prouvés leur loyauté et leur férocité au combat à de nombreux témoins sur le Sunrise. Que ceux qui ont un cadeau à leur faire avant qu’on ne rende leur corps à la mer qui certes ne les as pas mis au monde, mais les as élevé et endurcit, le fasse. Puis nous chanterons !

Peu d’objets sont disposés, mais le cœur y est. Le chant commence, un chant sombre en honneur aux matelots pris trop tôt dans leur quête d’une vie marine, et qui implore la mer et l’océan de guider leurs corps vers un au-delà réservé à nous, pirates et marins affirmés, car le cœur est comme le notre. Pendant le chant, on cloue les cercueils, à la fin du chant, ils sont jeter en mer, qui les absorbent petit à petit. Je remets mon couvre-chef en place, et lève la main à l’attention de toute ma flotte.

- Et maintenant, mes amis, CELEBRONS NOTRE VICTOIRE ! Et sortez les crevures des calles ! Qu’ils meurent d’ici demain, après quelques jeux ! hahahaha !

Un cri enthousiaste est poussé, et la fête commence. Ça boit, ça blague, ça rit, ça se bagarre et se chamaille, bref…. Ça s’amuse. Moi-même je me fonds dans la foule, chante une chanson avec nos musiciens, et m’éclate à faire une partie de bras de fer en trois chances. Mais finalement, je m’éloigne un peu des ponts reliés pour aller à l’avant du Blueberry. Je soupire d’aise et souris en regardant l’horizon, engloutis dans la nuit qui c’est levé entre temps.

- Je sais que tu es là, Zot. Je connais tes petits coins cachettes à force. ; Je me penche un peu en avant et le vois, réfugié à côté de notre figure de proue. Je le salut et me gratte le cou et les oreilles un grand coup ; Tu devrais venir t’amuser un peu. Ça te ferais oublier ta douleur et t’aiderai à moins détester ton corps actuel… ; je parle pour combler, je parle car je l’ai toujours fait. Avant qu’il n’y ait Zot dans ma vie, je me parlais toute seule. Il m’écoute toujours en sachant que je n’attends pas forcément de réponse ; Dans une semaine, nous accosterons à l’Est de Aideen… là nous trouverons ce qu’il nous faut pour la suite de notre chasse aux trésors. Mais surtout, nous nous poserons plusieurs jours… Qui sait des découvertes insolites nous y attendent ! hehe… Tu te sens prêt à me suivre, boule de plume ?

Je soupire et me décide à venir le rejoindre. Je prends deux pintes dans une main, et glisse le long de la corde et viens m’asseoir à côté de lui, afin de lui donner un pinte. Je bois une gorgée et lui tapote le dos gentiment.

- tu vas t’en remettre. Tu dois devenir plus fort, Zot. T’es un pirate aussi après tout, tu sais ? La mascotte du navire, certes, mon ami compagnon, oui, mais un pirate ! Tu arriveras à passer cette peur, je le sais. J’ai confiance en toi, mon ptit corbeau.





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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 10 Sep - 18:41

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

Shabaji est celle auprès de qui j'ai passé le plus long moment de ma vie. J'ai bien eu mes parents et d'une certaine manière, je vivais toujours avec eux depuis bien des années après ma sortie du nid, dans la même communauté. Mais je n'ai jamais senti de liens aussi forts que ceux que je ressens pour ma Capitaine. J'ai toujours vécu dans un petit village, à l'écart des grandes villes et des univers trop... rapides, trop peuplés. Je ne me suis lié à rien ni à personne. Nulle part je ne me suis senti... chez moi. Même si mon instinct me pousse dans la communauté qui m'a vu naitre, pour moi, ce n'est juste qu'un endroit. Ma place... elle est sur l'épaule de la renarde. Je soupire. Je ne suis vraiment pas à l'aise ici. Je suis trop... grand, trop... empoté. Mon ventre gargouille, j'ai soif...

Ses mains dans mes cheveux. Je ferme les yeux. Je serais un chat, je ronronnerais. Mais je ne suis qu'un oiseau et instinctivement, ma tête appuie sur sa main pour que s'éternise le contact. Malgré tout, sa main quitte mes cheveux et je me sens si... triste, si loin de tout. J'aimerai la garder tout contre moi. Je voudrais... la prendre dans mes bras. D'ailleurs, quand elle est passée pour sentir sa caresse, j'ai failli la prendre dans mes bras, mais je me suis retenu au dernier moment. J'ai ressenti comme un spasme dans mes mains, mais je les ai maintenu sur mes genoux. C'est à mon tour de sortir de son espèce de petit bureau. Les deux bateaux sont côte-à-côte et on prépare les deux mousses tombés au combat. Afin qu'ils ne soient pas seul dans les profondeurs de l'océan, je dépose, à chacun d'eux, une plume de mes cheveux. Oui, ma transformation n'est pas à 100% complète, mais je n'y peux rien. Je suis un animorphe après tout. J'arrache donc deux plumes et les dépose dans leur cercueil. Je me frotte le crane, parce que ça pique quand même. Je sais qu'elles repousseront, mais quand même.

Finalement, les deux boites de pin blanc tombent à l'eau et sont aspirés dans les abysses. C'est l'heure de la fiesta. Les musiciens : violoneux et accordéonistes de leur état se lancent des défis, comme celui de faire gigoter le plus de mollets en cette nuits. Les tonneaux sont percés et les choppes se remplissent à une vitesse folle. Je m'éloigne. Je ne suis pas de ce genre de fête. Je comprends que les marins aient envie de décompresser, je comprends qu'ils trouvent ça vraiment amusant et divertissant, mais j'ai besoin de calme, de tranquillité, de silence. Comme à mon habitude, alors, je me dirige sur l'avant du navire, et descend le long du beaupré pour arriver juste sous la figure de proue. Personne ne vient m'embéter ici. Sauf... ma Capitaine. Mais au final, jamais elle ne m'embête réellement. Elle me demande si je suis prêt à la suivre.

- Toujours. Jusqu'à la Mort. Ma réponse est immédiate, parce que ça a toujours été le cas. En ce qui concerne ma loyauté, je n'hésite jamais. Shabaji... Je n'ai pas peur de ça... Ce dont j'ai peur, c'est... La mer a calmé mon malêtre. Je regarde la bière dans la choppe, sans en boire. J'suis pas fan de la bière, ça fait grossir le ventre et quand on est un oiseau, on a besoin d'être léger... comme une plume. Je préfère le rhum. C'est moi. Un long moment se passe. Mes pensées se bousculent, mais je sais ce que je veux dire. Je ne maitrise pas, ni ne comprends ce que je ressens sous cette forme. Mais... la colère, la peur, je connais. Ca brule ou ça glace le sang. Mais là... Quand je te regarde... Je lève le regard sur la rouquine. Bon sang, ça recommence... Ca brule et ça glace en même temps. Je ne peux retenir ma main qui part caresser sa joue, hésitante, mais hypnotisée par ce visage si beau. Quand tu entres dans une pièce, quand j'entends ta voix, quand je te devine dans la pénombre, quand je vois ton sourire, je...

Je retire brusquement ma main, comme brulé et détourne le regard. C'est trop... c'est beaucoup trop. Sans m'en rendre compte, je me réfugie dans le seul endroit que je connaisse par coeur. Mon corps. Ma métamorphose commence et même si je pouvais l'arrêter, je crois que je n'en serais pas capable. Une aile apparait, les pattes, le corps, les plumes. Et quand la transformation arrive au torse, je crie de douleur. Le cri se transforme rapidement en un croassement glauque et lugubre, chargé de peine et de souffrance, mais finalement, j'achève la transformation et me retrouve simple corbeau, haletant.

Une seconde se passe, avant de prendre un envol des plus bancals, mais les points faits par le soi-disant médecin de bord lachent, la blessure s'ouvre à nouveau et l'oiseau tombe. Il finit par se rattraper à un cordage, serrant de toutes ses forces le filin pour ne pas tomber à l'eau et être happé par le courant sous la bedaine du bateau. L'oiseau panique, croasse encore plus et s'agite. Hors de question de reprendre forme humaine. De toutes manières, il n'a plus de force.




       
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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Dim 10 Sep - 21:20

Ne marche pas sur MES plates-bandes



Il est toujours aussi fidèle, et cela me fait terriblement plaisir de le voir aussi acharner à me suivre. Même si j’allais dans les mers les plus interdites, je sais qu’il viendrait avec moi malgré tout.

- Shabaji… Je n’ai pas peur de ça… Ce dont j’ai peur c’est … … c’est moi.

Je hausse un sourcil en le gardant à l’œil. Peur de lui-même ? Il est inoffensif ! Il serait quelqu’un de violent ou d’une jalousie à folie je comprendrai, mais là je ne vois pas. Il continue de parler, d’essayer de m’expliquer et je ne peux retenir d’être un peu… comment dire… un mélange de « flattée » et « gênée ». Son regard de la couleur d’une nuit sans lune se loge dans le mien aux couleurs d’une forêt de bouleau qu’on verrait au loin d’un rivage. Mes oreilles penchent sur le côté et j’avale une gorgée de salive. Il parle avec tellement de passion… de cœur… Je rêve pas, je crois qu’il… ça ressemble beaucoup à une … Sa main vient sur le pelage de ma joue et je ne peux m’empêcher de retenir mon souffle. Une… déclaration ? Et là tout me frappe de plein fouet.

Ça expliquerait tellement de chose ! Ses fuites, ses malaises, ses regards, tout ce qu’il fait quand il prend forme humaine, le contraste avec son attitude d’oiseau… Je n’avais rien vu car il s’en cachait… peut-être n’en a-t-il pas eu conscience, tout comme moi. Et le voilà qui craque complétement en hurlant. Je sursaute et vois des plumes sur son corps, son visage orner un bec, et je cris.

- Zot ! te transforme pas ! NON ZOT !

Il est de nouveau un oiseau. Il a réussit ? J’approche ma main de lui doucement, avec comme intention de le prendre contre moi, mais cet abrutis s’envole. Je cris.

- CERVELLE DE PIAF ! REVIENT ICI !

Il crit de douleur et tombe à l’eau. Cette vision se passe au ralentit dans ma tête… le corps noir descend dans un volage de plumes, ses serres agrippent une corde, son corps est à moitié dans l’eau… il va se noyer. Il ne peut pas voler ! Cette pensée me glace. Je ne réfléchis pas plus et attrape la corde. Je tire lentement mais surement.

- Arrête de gigoter !

Mais trop tard. Je n’ai pas le temps de bouger la corde d’un mètre que sa griffe commence à perdre l’accroche. Je n’arriverai pas à le remonter. Je n’ai pas le choix… Je saute dans le vide, corde sur ma droite et me raccroche plus bas. J’ai l’eau à la taille, car étant plus lourde, j’entraine la corde en verticale au dessus de nous. Il cède, et je le récupère en bas. Il est épuisé, je me tiens à une main sur la corde qui glisse et je suis alourdi par l’eau. Je grogne. Nous sommes coincé.

- abrutis ! Qu’est-ce qui t’as prit ! ; Je le pose sur mon épaule ; aller, fais un dernier effort ! Je dois remonter, mais tu dois t’accrocher.

Il saigne. Merde… Merde ! Je prends à deux mains la corde. Ce n’est même pas sûre que l’équipage est entendu avec la musique et leur ventre emplit de bouffe et d’alcool. Je tire sur mes bras, vérifiant tout le temps que Zot ne s’endorme pas sur mon épaule, et continue de me hisser. Bon point : je ne suis plus dans l’eau. Mauvais point : je suis lourde et pas douée pour l’escalade à une corde. Je galère complètement et finit par appeler à l’aide. Je cris, je hurle même, après chaque poussée vers le haut. Une silhouette ! Enfin ! Notre camarade appelle des renforts, et à deux hommes en haut de la corde, ils parviennent à nous tirer sur le pont. Je m’écroule à genoux sur le bois, en gardant mon ami au creux de mes mains. Je regarde l’équipage et ordonne qu’on nous mène immédiatement aux médecins de bords, soit deux personnes.

Sauf que Zot... déteste les médecins. Surtout depuis l'opération, où Doc a eu la bonne idée de me le traumatiser. Il croasse et remue comme pas permis. Je stop ceux qui approchent d'un geste de la main.

 - non, je m'en occupe.

Je me lève en le gardant contre moi, et je le caresse tout en avançant à pas lent jusqu'à ma cabine. Je me tourne vers l'équipage, avec une tête fatiguée et attristée.

 - continuer sans nous. Nous irons mieux demain.

Ils comprennent le message du "faîtes pas chier" et je ferme la cabine dans mon dos. Je pousse un long soupire et pose l'oiseau sur le bureau, avant de m'affaler dans mon siège. Je le regarde avec reproche et colère.

 - tu te rends compte de ce que tu as fais? A quoi tu t'attendais! tu n'es PAS guéris! Et toi tu te transforme et t'envoles! ; Je tape du plat de la main sur le bureau sous le coup ; Imagine que tu ne puisse plus voler! Imagines tu serais tomber à l'eau et te serais fais emporter par le courant!?

Puis mes muscles tremblent et la colère fait place à la peur et la peine. Je le prend dans mes bras et le blottis contre moi, sa tête dans mon cou. Ma voix qui était si vive se fait coincée et murmurante. Plaintive un peu aussi.

- me fais plus jamais ça, crâne de piaf... plus jamais une idiotie pareil...

Et ce qui arriva ensuite ne m'étais pas arrivé depuis des années. Des larmes coulent sur mon pelage alors que je suis incapable de relâcher mon emprise sur le corps blessé de mon pauvre ami.

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MessageSujet: Re: Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]   Ven 15 Sep - 20:32

Dans l'éventail des amours possibles, il y en est un de la pire espèce. Sa cruauté est telle qu'il tue ses victimes. On l'appelle l'amour non partagé. Celui là je le connais, je suis expert en la matière.

Ne marche pas sur MES plates-bandes.

Le crâne de piaf est bien trop terrifié, trop gêné pour se rendre compte que c'était une très très mauvaise idée de tenter un animophisme et un vol après un coup dans l'aile et dans les côtes. Il se transforma, ok, dans la douleur, mais il parvint à sa forme terminale. Par instinct, il prit son envol, pour chuter lourdement, malgré son poids plume, au premier battement d'aile. Une aile bien trop faible et trop douloureuse pour servir à son emploi naturel. Il tombe, vers l'eau. Ce n'est pas vraiment l'eau qui lui fait peur, c'est surtout qu'avec l'allure du bateau, il risque d'être emporter par dessous la travée. Il se rattrape tant bien que mal à un bout qui tombait là. Ses serres s'agrippent, mais il n'arrive pas à se calmer, à comprendre ce que la rouquine veut faire. Il est terrifié parce qu'il n'arrive pas à voler, parce qu'il fait comme tous les oiseaux qui n'arrivent pas à trouver la sortie devant une vitre. Ils battent des ailes, ils claquent contre le verre, ils croassent, mais ils n'arrivent pas à aller de l'autre côté. Ils sont pris au piège et ils paniquent d'autant plus. Et c'est ce que Zotli fait. Il panique. Il tombe, s'accroche désespérément à la corde pour rester en vie. Shabaji tente de le récupérer, mais il s'agite toujours, ses ergots finalement lachent la corde et il tombe. Vers l'eau.

Il s'imagine finir dans l'eau, se noyer, se cogner la tête contre la coque du Blueberry et se laisser couler. Mais le gros "splash" n'arrive pas. Il finit dans les bras de sa Capitaine. Shabaji l'a récupéré! BON SANG! Il est toujours en vie. Et cette fois, il s'accroche de toutes ses forces sur l'épaule de la jolie rousse. Elle l'engueule comme pas permi et l'oiseau baisse la tête, honteux, sa terreur déjà derrière lui. Vu que sa Capitaine l'a récupéré, l'a sauvé. Il plante ses serres et se fait le plus petit possible pour ne pas la gêner dans son ascension. Finalement, on vient à son aide et les deux compères terminent sur le pont du navir, au pied du beaupré. Et puis, l'oiseau entend le mot "médecin", ou bien est-ce "docteur", bref, c'est pas pour lui! HORS DE QUESTION! Ca y est, il panique une fois de plus. Les ailes déployées, il tente de reprendre son envol, à grands coups d'ailes sans parvenir à visiter les cieux. Les plumes sont projetées un peu partout, il croasse frénétiquement, il crie, il claque du bec, il veut mordre, il serre les ergots, il se défendra. Pas question de retourner entre les mains du coupeur d'ailes!

Mais Shabaji refuse finalement les aides des chirurgiens et ensemble, bien lové entre ses pattes, il se calme, la laissant le conduire dans sa cabine. Elle le pose sans ménagement sur la table et il sait parfaitement qu'il va en prendre pour son grade. Il est de l'autre côté de la table, mais il se recroqueville, déployant une aile comme pour tenter de s'enfuir, alors que l'autre est vissée contre ses flancs, trop douloureuse pour bouger. Il se ratatine pour se faire le plus petit, juste sur le bord de la table. Il croasse, mais c'est à peine audible. Sa respiration est halletante, sacadée, difficile, essoufflée. Mais rapidement, la tension de la pièce s'effondre et elle tend les bras, au bord des larmes. Bon sang, il ne l'a jamais vu pleurer! Jamais! JA-MAIS! Il sautille jusqu'à elle et loge sa tête dans son cou. Son aile se replie contre son visage, le cachant, l'enserrant tout doucement, pour la réconforter... tendrement.

[HRP : J'ouvre le suivant!]




       
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Ne marche pas sur MES plates-bandes. [PV Shabaji & Zötli]
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